CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.
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podes, voilà tout ce que nous offrent ces couches, tandis qu'au contraire unevingtaine des genres de Lamellibranches, analogues à ceux du Havre pour laplupart, fournissent, pour ainsi dire, toutes les espèces caractéristiques.
Si nous arrivons enfin à l'extrême nord du bassin, dans le Yorkshire, l'ex-
cessive prédominance de l'élément argileux empêche presque de poser leslimites supérieures de l'étage kimméridien. Une vaste formation, connue enAngleterre sous le nom de Speeton- clay, s'étend entre les calcaires coralliens etla craie. A la partie supérieure de ces argiles, on a rencontré des fossiles dugault. Au milieu, il y en a de caractéristiques du terrain néocomien. A la baseenfin, des Ostrea deltoidea et des Rhynchonella inconstans annoncent lescouches kimméridiennes, sans qu'aucune limite nette permette de séparer ceszones fossilifères. Quoi qu'il en soit, on n'a cité que des Lamellibranches dansce terrain kimméridien, et l'on peut affirmer que ce sont les Lamellibranchesseuls qui le caractérisent ici.
Revenons à présent à notre point de départ pour nous diriger vers le sud-est. Dans le département de la Meuse, d'après M. Buvignier, on peut subdiviserl'étage kimméridien en trois sous- groupes:
1° Calcaire à Astartes inférieurs;
2° Calcaire à Astartes supérieurs;3° Marnes à Gryphées virgules.
Quoique cette coupe ait quelque analogie avec celle de la Hève, il est impos-sible d'établir une correspondance paléontologique entre notre formation etcelle de la Meuse. En effet, ses faunes, que nous allons étudier en quelquesmots, n'offrent presque pas de points communs avec les nôtres. Les calcaires àAstartes inférieurs, que la présence des Ostrea deltoidea, O. virgula,O. Bruntrutana, ne permettent pas de séparer du groupe kimméridien, sontcomposés de calcaires et de marnes, ces dernières en proportion notablementplus faible. M. Buvignier y signale environ quatre- vingts espèces de Lamelli-branches, dont neuf seulement sont communes au Havre, en particulier lesOstracés. Les Gastéropodes sont devenus très nombreux; on y trouve une cin-quantaine d'espèces se rattachant pour la plupart à des genres inconnus dansles régions septentrionales: les Patelles, les Bulles, les Rissoas, les Nérinées.A peine trois espèces de ces Gastéropodes se retrouvent- elles au Havre.Remarquons l'absence de Céphalopodes dans ces assises.