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IIs'en fit pluſicurs fort belles& heureuſes; mais Ta-dreſſe du Roy luy fit emporter h aute ment, en ſuitte duprix de la Couiſe des Dames, encore ceſuy que don-aoit la Reyne; ceſtoit vne roſe de Piamans de grandptix, que le Roy, apres avoir gaignée, redonna libe-ralement à courre aux autres Chevaliers,& que leMarquis de Coaflin diſputa contre le Marquis deSoyecourt& la gaigna.
Le Dimanche au lever du Roy, quaſi toute la con-verſation tourna ſur les belles Coutſes du jour pre ce-dent,& donna lieu à vn grand deffy entre le Duc de8 Aignan, qui n'avoit point encore couru& le Mar-quis de Soyecourt, qui fut remiſe au lendemain, pour-ce que le Marechal Due de Grãmont, qui parioit pource Marquis, eſtoit obligè de partir pour Paris, d'où ilne devoit revenir que le jour d'après.
Le Roy mena toute la Cour cette apreſdinte à ſaMeſnagerie, dont on admifa les beautez particulieres,& le nombre prefque incroyable d' oy ſeaux de toutesſoctes; parmy ſeſquels il y en a beaucoup de fort rares.IIſeroit inutile de parler de la collation qui ſuivit cedivertiſſement, puis que hui ct jours durant chaquerepas pouvoit paſſer pour vn Feſtin des plus grandsqu'on pui ſſe faire.
Et le ſoir Sa Majeſté fit repreſenter ſur l'vn de cesTheatres doubles de ſon Sallon, que ſon Eſprit vni-verſel a luy- meme inventez, la Comedie des Facheuxfaite par le Sr. de Moliere, mélée d'entrées de Ballet,& fort ingenieuſe. f
Le bruit du deffy qui ſe de voit courir je Lũdy dou-zieme, fit faire vne infinitè de gageures daſſ.2 grande valeur; quoy que celle des deux Chevaliers ne flitque de cent piſtolles: Et comme le Duc par vne heu-teuſe audace donnoit vne Teſte à ce Marquis fortadroit beaucoup tenoient pour ce dernier; qui stant
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