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rendu vn peu plus tard chez le Roy, y trouva vn cartelpour le preſſer„leque] pour n' eſtre qu en proſe„ onn'a point mis en ce diſcours
Le Duc de 5. Aignan avoit, auſſi fait voir à quel-ques: vns de ſes amis, comme vn heureux prẽſage deſa victoire, ces quatre Vers.
AVX DA MES.Elles vous direx en ce jour
B. vo, ſentimens ſent les noſtres,
Qu eſtre vainqueur du grand Soyecourt
Ceſt eſtre vainqucur de dix autres.Faiſant ton jours alluſion à ſon nom de Guidon le Sau-vage, que ladvantere de! Iſle perilleuſe rendit victo-rieux de dix Chevaliers.
Auſſi toſt que le Roy euſt dinè, il conduiſit les Rey-nes, Monſieur, Madame,& toutes les Dames dans vnlieu où l'on devoir titer vne Loterie, afin que rien nemanquaſt à la galãterie de ces Feſtesʒ c eſtoit des pier-reries, des ameublemens, de l'argenterie,& autres cho-ſes ſemblables: Et quo que le ſort ait accouſtumẽde decider de ces preſens, ils accorda ſans doute avecle deſir de 8 M quand il fit tomber le gros lot entreles mains de la Reyne; chacun ſoitant de ce lieu làfort content, pour aller voir les Courſes qui s'al-loient commenect.
Enſin Guidon& Olivier parurent ſur les rangs 4cinq heures du ſoir, fort ptoprement veſtus& bienmontez
Le Roy avec toute la Cour les honora de ſa pre-ſence;& Sa Majeſté leut meſme les Articles desCourſes, afin qu'il n'y euſt aucune conteſtation en-tr'eux Le ſuccez en fut heuteux au Duc de S. Aignan,qui gaigna le deffi f
Le ſoir da Majeſté fit ioüer vne Comedie nom-mee Tartuffe, que le Sieur de Moliere avoit fait con-
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