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Tome second.
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DE T É L é M A QlU E. LïV. XIII. 5

Alors Idomenée commença cette narra-tion.

(4) Protesilas, qui est un peu plus âgéque moi, fut celui de tous les jeunes gensque j’aimois le plus. Son naturel vif Schardi étoit selon mon goût : il entra dansmes plaisirs ; il flatta mes passions ; ilme rendit suspect un autre jeune hommeque j’aimois aussi, & qui se nommoit Phi-locles. (s) Celui-ci avoit la crainte desDieux & famé grande, mais modérée ; ilmettoit la grandeur, non à s’éle ver, maisà se vaincre & à ne rien faire de bas. IIme parloit librement fur mes défauts ; &lors même qu’il n’osoit me parler, sonsilence & la tristesse de son visage me fu-ioient aísez entendre ce qu’il vouloir mereprocher.

Dans les commencements,cette sincéritéme plaiíòit, & je lui protestois souventque je l’écouterois avec confiance toutema vie pour me préserver des flatteurs. II

(4) Protesilas cft le Martini s de Louvois que leSoi admit dans fa familiarité , qui entra dans sesplaisirs ef qui flatta tontes J’cs fusions : mais il lui ren-dit bientôt ftifpeil le l'icomte de Turcune , dêjigné ci-aprh par Pbihcks.

(5) Toute la vie de Mr. de Tvrcmcfnt >tt:efuited'actions grandes , nobles ef généreuses. Le Roi pre-noit un singulier pluijìr dans fa conversation , il l’é-coutoit avec confiance , U recevait de lui P excellentesleçons fur la. guerre. Ce fut cette confiance qui excitala jalousie d; Louvois.

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