FAUNE DES PALAFITTES
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les membres du Congrès ont pu voir confirmée complètement parles fouilles du 30 août à Siilager.
« Ce traitement systématique et uniforme des os, non seulementdans tous les amas, mais dans toutes les parties des amas, prouvaitclairement que le Carnivore qui a rongé les os était un animal qui était^ présent en tous temps et en tous lieux, partageant le repas auquel il
assistait. On ne pouvait donc supposer que les os eussent été rongéspar un animal sauvage, mais bien par un animal domestique. 11 fallutadmettre que les habitants primitifs possédaient au moins ce seulanimal domestique. »
Les essais comparatifs que Steenstrupa faits plus tard ont montréque les Chiens, qui ont accès libre et quotidien à des ossements d’ani-maux, laissent exactement les mêmes os ou parties d’os qu’on retrouvedans les Kjœkkenmœddings.
L’existence du Chien domestique dans les Kjœkkenmœddings estdonc démontrée par la présence de ses os, les traces laissées par sesdents sur les autres os et surtout par la destruction de toutes les partiesmoins dures et plus chargées de matières gélatineuses. Des os divers,abandonnés actuellement à des Chiens, se retrouvent exactement dansle même état. Il ne saurait y avoir de doute.
Dès le début du Néolithique, le Chien se rencontre un peu partout^ à l’état domestique. Presque tous les Palafittes de l’Age de la pierre
polie et de l’Age du bronze contiennent des ossements de Chiens. Rüti-meyer, qui a étudié ces ossements d’une manière remarquable et toutà fait spéciale, ne reconnaît, pour les Palafittes néolithiques aussi bienque pour ceux de l’Age du bronze , qu’une seule race de Chiens se rap-prochant de nos Chiens de chasse, intermédiaire entre notre Chien cou-rant et notre Chien d’arrêt, à laquelle il donne le nom de Canis fami-liaris palustris ou Chien des tourbières.
Rütimeyer considérait cette race comme la race primitive, laquellese serait divisée à Y époque morgienne en deux variétés de taille diffé-rente. Avec l’Age du bronze, en Italie surtout, l’on rencontre, mêlés àla race des tourbières, des individus plus grands, offrant quelques carac-tères différents qui semblent en faire une race à part ou tout au moins undébut, un commencement de race.
* Mais à la fin de l’Age du bronze , les races les plus tranchées se
montrent; c’est ainsi que l'on constate la présence d’un Chien du groupedes Lévriers en Autriche et d’un Chien du groupe des Dogues enSavoie '.
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1 G. de Mortillet. Origine de la Chasse, de la Pêche et de la Domestication, p. 331.