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La Suisse préhistorique : le Paléolithique et le Néolithique / A. Schenk ; préface de F.-A. Forel
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FLORE DES PALAFITTES

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rencontré dans les Palafittes de Wangen et de Robenhausen ; il nestprobablement pas autre chose quune ancienne race cultivée del'Epeautre ( Triticum spelta L.) qui ne fait son apparition quà lAgedu bronze . Enfin, daprès A. de Candolle, le Triticum, monococcum L.serait la forme la plus ancienne dont les autres espèces de Blé se seraientéloignées à la suite de plusieurs milliers dannées de culture et de sélec-tion. Les dernières recherches laissent croire que la forme primitive duBlé est encore plus ancienne '.

Comme Céréales , il faut citer encore, à titre de très rares exem-plaires, le Seigle ( Secale cereale L.) et lAvoine ordinaire (Avenesativa L.) qui étaient déjà connus à lAge de la pierre polie, ceci con-trairement à lopinion dOswald Heer. Enfin, le Millet commun ( Pani-cum miliaceum L.), le Millet à grappe ou Panic dItalie (Panicum itali-cum L.), ( Setaria italica Beauvois) et le Lin (Limini angustifoliumHeer) complètent la série des plantes cultivées. Cette espèce de Lin,connue des populations néolithiques, n'est pas la même que celle quenous cultivons aujourdhui, mais elle se rencontre encore actuellementdans les régions méditerranéennes elle croît spontanément.

Les fruits de différents arbres ou arbustes étaient évidemment con-sommés ainsi que le prouve la présence, à lintérieur des Palafittes dela Noix ( Juglans regia L.), Palafitte de Wangen, des Glands du Chêne(Quercus Robur L.), des fruits du Noisetier (Coryllus avelana L.), duHêtre ( Fagus sylvatica L.), du Cornouiller ( Cornus sanguinea L.), delIf ( Taxus baccata L.), du Prunier ( Prunus insititia L.), du Prunellier {Prunus spinosa L.), du Pommier {Pyrus malus L.), du Poirier (Pyrus commuais L.), du Cerisier ( Prunus avium L.), du Framboisier (Rubusidaeus L.), de la Ronce (Rubus fruticosus L.), du Fraisier ( Fragariavesca L.), de la Châtaigne deau ou Mâcle ( Trapa natans L.).

Comme plantes sauvages, on peut citer encore la Silène de Crête(Silene Cretica L.) et la Centaurée ( Centaurea cyanus L.). Le Chanvre estinconnu à l'époque néolithique; le Pois (Pisum sativum L.), a été ren-contré à Moosseedorf . Enfin la Vigne ( Vitis vinifera L.) a été reconnuedans plusieurs Palafittes néolithiques, entre autres à Wangen, à Steck-born et à Haltnau. M. Neuweiler 1 2 qui a publié, il y a quelques années,

1 Pour M. Zaborowski , le Blé est sûrement dorigine asiatique et sa culture ne devaitpas être connue en Europe aux temps paléolithiques. (S. Zaborowski. Le Blé en Asie et enEurope et le culte du pain. Revue de lEcole d'Anthropologie de Paris, 1906.)

2 L'Anthropologie, 1905, p. 414.

E. Neuweiler. Die Praehistorischen Pflanzenreste Mitteleuropas mit besondeder Be~rücksichtigung der schweizerischen Funde. Zurich , 1905.

Heer avait dressé une liste de près de 120 espèces préhistoriques, qui sélève maintenant,sans compter le Seigle, lOrge, le Froment et l'Avoine , à environ 220; environ 170 de celles-ci