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La Suisse préhistorique : le Paléolithique et le Néolithique / A. Schenk ; préface de F.-A. Forel
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LA SUISSE PRÉHISTORIQUE

par les poétiques offrandes dépis de farine, dhuile et de vin. C'est lau-rore de lhumanité.

Les premiers renseignements de lhistoire nous montrent trois ouquatre mille ans avant notre ère de grands pays : la Chaldée, lEgypte ,la Chine , déjà florissants par l'agriculture.

Mais les gains amenés par la culture furent lents et difficiles. Leurextension à dautres peuples, par contre, dut frapper limagination. Leprodige consistant à faire pousser le Blé et la Vigne ne croissaientque des herbes et des ronces apparut probablement comme une mani-festation miraculeuse et divine.

La reconnaissance des populations se traduisit par des cultes àCérès, à Triptolème , Minerve, Bacchus, Osiris, Noë, et par les traditionsqui se sont perpétuées jusquà nos jours. Telles, par exemple, pour cequi concerne notre pays la fête des moissons, le ressat, et la fête desvignerons.

La géographie botanique a permis de déterminer les régions quiont créé ou conquis nos principales plantes cultivées et d elles sesont propagées sur les continents.

On distingue trois centres principaux de culture, correspondant àdes conditions différentes de climat. Lun, le plus important probable-ment, a propagé lOrge , le Froment, la Vigne, le Lin. Le second, quicomprend la Chine , lInde et lIndo-Chine , fournit le Riz , le Thé, laCanne à sucre, le Mûrier, le Coton . Le troisième centre, constitué parlAmérique intertropicale, a donné le Maïs, la Pomme de terre, lesHaricots, le Tabac, etc. Les autres régions, le nord de lAsie , lEurope ,l'Amérique du Sud , les Etats-Unis et l'Australie ont très peu fourni.

Les premières peuplades qui adoptèrent la culture agricole nepurent ainsi disposer que dun petit nombre despèces empruntées,après beaucoup dessais et de tâtonnements, à la Flore régionale ouavoisinante. A cette période de découverte des plantes propres à êtrecultivées dans chaque contrée a succédé une période non moins impor-tante, celle de leur propagation dans dautres régions moins favoriséeset de la mise en utilisation commune, par de fructueux échanges, dutrésor général des cultures dispersées çà et.

La recherche des plantes nouvelles était la préoccupation desanciens peuples. Le trésor végétal saugmenta ainsi peu à peu avec lesprogrès de la civilisation. Pour satisfaire les besoins impérieux de lafaim, on s'adressa tout dabord aux plantes alimentaires, puis aux planteséconomiques et officinales. Les plantes industrielles suivirent de près.