SÉPULTURES NÉOLITHIQUES
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le Noisetier .... Coryllus avellann L.;
le Prunotier .... Prunus domcsiica L.;
le Cerisier des Oiseaux . Prunus avium L.;
le Prunier . Prunus insililia L.;
le Cornier. Cornus sanguinea L.;
le Fusain. Evonymus europaeus L.
Quant aux objets travaillés, ils ne paraissent pas différer beaucoupdes formes paléolithiques, à l’exception de quelques échantillons, maisles instruments en os sont spécialement en os ou en bois de Cerf ,tandis que dans la couche à silex inférieure, ils étaient en os ou en boisde Renne ; enfin, ce qui est caractéristique, on a trouvé quelques frag-ments de poterie et quelques objets en pierre polie. L’ensemble des pro-duits de l’industrie humaine enfouis dans cette couche supérieure à silexsemble donc bien démontrer que l'on a affaire à une civilisation néo-lithique encore peu avancée et correspondant probablement au débutde la période néolithique, si ce. n’est à l’époque de transition du Pa-léolithique au Néolithique (époque tourassienne). Cette couche est ca-ractérisée encore par le fait qu’elle contient une proportion considéra-ble de cendres qui lui donnent sa couleur grise particulière, ce qui apermis de supposer que pendant la période néolithique l’abri sous rochedu Schweizersbild n’a pas été occupé d’une façon constante, mais aservi plutôt de lieu de sépulture à différentes tribus et que de grandsfeux étaient allumés lors des funérailles. « Cette hypothèse est confir-mée par la découverte d’un nombre important de squelettes humainsqui datent évidemment en grande partie de cette époque, puisque lescouches néolithiques et paléolithiques ont seules été remaniées au-dessus des tombes tandis que la couche d’humus sous-jacente est restéepresque toujours intacte » *.
En effet, le professeur Nuesch a mis au jour, au Schweizersbild,les restes généralement très incomplets de vingt-sept squelettes, tousnéolithiques, sauf trois, qui paraissent plus récents. Dans les sépulturesde la période néolithique, on a très fréquemment découvert à côté dessquelettes des objets en silex ou en os, et les squelettes d’enfants, relati-vement nombreux, sont presque toujours accompagnés de colliers decoquillages, composés le plus souvent de tubes de Taret (Teredo medi-terranea L.), qui ne peuvent provenir, semble-t-il, que des rives fran-çaises ou italiennes de la Méditerranée. « Les tombes elles - mêmesétaient faites avec grand soin, la plus remarquable était soigneusement
1 Ch. Sarasin. La station préhistorique du Schweizersbild, p. 60.