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ments calcinés et de tessons, ce qui indique un festin funéraire. Nousnous trouvons donc en présence d’une inhumation de l’époque néolithi-que, avec ses rites funéraires nettement indiqués. L’importance de cettetombe est d’autant plus grande que le squelette est bien conservé. Soncrâne est dolichocéphale avec des arcades sourcilières saillantes, sur-tout dans la partie moyenne du front et avec des orbites presque car-rées. Les épaules sont grandes et fortes, et d’autres signes indiquentque le squelette est celui d'un Homme d’âge mur. Le squelette trouvédans l’autre tombe, dont la disposition est la même que celle de la précé-dente, mais qui ne contient aucun outil, appartient à la même race, maisle sujet est plus jeune, avec des arcades sourcilières encore plus sail-lantes, et un prognathisme très prononcé ; seulement le crâne a étédéformé par la chute d’un corps lourd. Dans la troisième tombe, on atrouvé un enfant moins bien conservé, au crâne dolichocéphale. Nousdevons porter notre attention sur cette forme des crânes des cavernesliguriennes 1 qui caractérise la population néolithique de toute l'Italie etde ses îles, et ne cesse d’être générale qu’à la fin de cette époque, lors-que de nou\$caux éléments ethnologiques vinrent de l’autre versant desAlpes et se répandirent dans la péninsule apennine.
La caverne d’Arene Candide , située à l’Ouest de la petite ville deFinal-Marina, présente les vestiges d'une immense habitation desoixante-dix mètres de longueur, quinze mètres de largeur aux points lesplus écartés, et environ cinq mètres de hauteur (la longueur de Polleraest de vingt-huit mètres, sa largeur de dix-huit mètres et sa hauteurmoyenne six mètres). La caverne d'Arene Candide a aussi, comme Pol-lera, sa couche archéologique composée de plusieurs strates (six ousept) qui se distinguent nettement l’une de l'autre et indiquent que cettecaverne a été à plusieurs reprises habitée et abandonnée. Comme à Pol-lera encore, elle a servi non seulement de lieu d’habitation, mais aussid’inhumation. Cette constatation a été faite en 1864 par M. Issel, lors-qu’il pratiqua avec les professeurs Peretz, de Nice , et Ramorino , deGênes , les premières fouilles, et découvrit à une certaine profondeurdes ossements dispersés qui n’indiquaient nullement qu’on se trouvât enprésence de restes d’anthropophages. D'ailleurs, en 1874, il mit au jourla première tombe trouvée intacte à un mètre soixante centimètres deprofondeur. Comme celle de Pollera, elle était recouverte de dalles