SÉPULTURES NÉOLITHIQUES
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tion horizontale, sur le dos, ou inclinée sur le côté droit. Mais les cada-vres des tombes des monts Sabins, à ce que suppose Ceselli, devaientêtre assis, position qu’on rencontre d’ailleurs en d’autres endroits 1 .»
Parmi les cavernes de Ligurie , celles de Pollera et d ’Arene Candide ,sont les plus connues. Elles ont été étudiées en détail par plusieurssavants, entre autres par l’abbé Morelli 2 et décrites dans le livre sur laLigurie que ce savant a publié en collaboration avec M. Issel.En géné-ral, la chronologie de ces cavernes, qui présentent plusieurs couches decivilisation, s’étend de l’époque des animaux qui ont disparu de la Ligu rie , bien qu’ils subsistent encore dans d’autres localités italiennes, jus-qu’à l’époque romaine inclusivement. Chacune de ces couches présenteune certaine période de stage d’habitations, et à Pollera, se compose detrois strates disposés dans l’ordre suivant, de bas en haut : d’abordune fine couche de terre jaunâtre sur laquelle se sont formés souventdes stalactites atteignant parfois une hauteur de vingt centimètres ;ensuite venait une couche composée de cendres et de charbons fouléeet durcie, et enfin une couche de terre de couleur foncée mélangée d’osparfois carbonisés et de fragments de vases et de rebuts divers s . Cettedernière couche est celle de la civilisation. Par-ci par-là, en différentsendroits, on trouva des ossements humains disséminés.
M. Morelli réussit à découvrir tout au fond trois tombes, dont l'unese trouvait à une profondeur de trois mètres ; elle contenait un sque-lette masculin d'un certain âge ; il était couché sur le côté gauche avecles jambes fortement repliées, il tenait sa main gauche sous la tête et ladroite allongée, ses pieds étaient tournés du côté de l’ouverture du tom-beau. Dans le fragment de vase placé près de la tête du mort se trou-vait un morceau d'ocre rouge, ce qui révèle la coutume de se peindre,et confirme le fait que le visage du squelette trouvé à Sgurgola et con-servé dans le Musée Préhistorique de Rome était réellement peint. Acôté de la cuisse droite, se trouvait une hache triangulaire, de pierreverte, fortement usée ; à gauche, était une tête de Bouc et un peu plusbas des ossements de Cerf . Mais ni la tête de Bouc, ni les ossements neportaient des traces de feu. Sur le couvercle de la tombe, formé dedalles grossières, gisaient des vestiges de cendres, de charbons, d’osse-
1 Basile Modestov. Introduction à l’Histoire romaine. Paris , Alcan, 1907, p. 26.
* Pour les descriptions de Pollera par Morelli, voyez Memorie delta R. Acadetnia deiLincei , vol. IV, 1888. Sur Arene Candide voyez : Atti délia societa ligustica di scienze natu-ralie e geografiche, vol. V, Gcnova, 1890; pour l’Histoire des recherches sur ces cavernes,voyez l'ouvrage de M. Isccl.
:J Morelli. Memorie délia Acad. Lincei et Castelfranco. Rev, d’Anthropologie, 1889, p. 539.