LA QUESTION ARYENNE
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avec quelques modifications et discutée avec la prudence qui caractérisece savant. M. Schrader divise les Indo-Européens en deux groupes prin-cipaux : Les Aryens et les Européens . La généalogie aryenne établie parJohannes Schmidt , d’après sa théorie appelée Wellentheorie , fait aussiaux Aryas (Indo-Aryens) une place à part. M. Schrader s’occuped’abord à chercher la patrie des Européens ; il la trouve dans les régionsenfermées à l'Est par le Dnjepre et à l’Ouest par les Karpathes , et limi-tées au Nord par les marais de la Volynie, au Sud-Est de la Pologne russe, au Sud par la Mer Noire . Ces régions lui paraissent réaliser toutesles conditions établies par la linguistique comparée lorsqu’elle attribueaux Européens la propriété commune de certains vocables et notions.C’est là qu’ils trouvaient des métaux et du sel; c’est la patrie du bou-leau, seul arbre dont le nom se retrouve avec la même racine dans lesprincipales langues indo-européennes . La terre fertile invitait à la cul-ture et les forêts renfermaient une faune abondante. Une partie deshabitants préhistoriques se serait d’abord séparée en suivant la voiedu Dnjepre, les Slaves; une autre, les Germains, aurait remonté leDnjepre pour se fixer dans le bassin de l’Oder et de la Vistule , tandisque les Italo-Celtes auraient remonté le Danube . Les Grecs, franchis-sant ce fleuve, se seraient dispersés le long des Côtes de la Mer Noire en envoyant des branches en Asie Mineure, en lllyrie et en Thrace , pourfaire plus tard la conquête du Péloponèse et des îles, conquêtes qui ontlaissé des souvenirs historiques. Les Italo-Celtes, en remontant le Da-nube , auraient associé leurs destinées pendant un temps plus long, cequi explique la parenté plus grande de leurs langues; la séparation seserait faite dans la région de la Save, les uns, les Celtes , se dirigeantvers le Nord-Ouest, les autres, les Italiotes, suivant la voie du Sud oùles appelait la presqu’île Apennine. Il apparaît, en effet, une hypothèsequi gagne en probabilité, celle d’une parenté plus étroite entre Latins etCeltes , elle fait supposer une époque où ces peuples sont restés enproches relations alors ,q li’ iIs étaient complètement détachés desautres groupes ; on la désigne sous le nom d’époque italo-celtique.Cette hypothèse détruit l’ancienne supposition d’une époque gréco-italique.
Quant aux Aryas, c’est-à-dire Indo-Persans ou Iraniens, M. Schra-der leur assigne les territoires dans l'Iran occidental, d’accord avecW. Geiger, qui délimite leur territoire des rives du Sir-Darja jusqu’auxfrontières du Pendjab , aux pieds de l’Hindoukoush, comprenant leBokhârà et l’Afghanistan .