LA QUESTION ARYENNE
591
Voici la forme que présente ce tableau retracé par M. Schraderd’après les concordances linguistiques de M. J. Schmidt :
I. Famille indo-européenne,il. Aryens (Indo-Iraniens).III. Germains.
V. Grecs.
VI. Arméniens.
VII. Slaves-Liluaniens.
IV. Celtes. VIII. Italiotes.
On voit également d'après cette esquisse que la grande familleindo-européenne n’est pas sensée embrasser également tous les mem-bres ; les Indo-Iraniens n’y sont pas englobés, ils ont avec elle des pointsde contact nombreux, mais ils ont un peu l’air d’être des parents d’oc-casion, par alliance. On dirait qu’il y a là deux souches principales, lesEuropéens et les Indo-Iraniens; avec ces derniers, les Germains, lesSlaves et les Arméniens sont entrés en relation plus étroite, tandis quele groupe Greco-Latino-Celtique ne participe à la parenté avec les Indo-Iraniens que très indirectement. Ce tableau de M. Schmidt témoignedéjà de la circonspection qui, dans la question aryenne, a succédé àl’emballement des premières années.
D’après M. Hirt, Die Indogermanen, la théorie de la parenté ou lagénéalogie des langues aryennes de M. Schmidt présenterait la formeci-dessous. Nous aurions une chaîne qui part des Grecs aux Slaves etque la chaîne des Indo-Iraniens viendrait fermer.