Buch 
La Suisse préhistorique : le Paléolithique et le Néolithique / A. Schenk ; préface de F.-A. Forel
Entstehung
Seite
607
JPEG-Download
 

LA QUESTION ARYENNE

()07

giques et les vestiges linguistiques, par contre, nous défendent de com-prendrent les Etrusques dans le groupe aryen. Donc, il ny a pas designe anthropologique pour autant quon en est réduit aux fouilles qui permettent de déterminer le caractère aryen dun type préhisto-rique. On peut conclure par la négative, en excluant du groupe aryencertaines conformations, forme du crâne négroïde, prognathisme pro-noncé, taille au-dessous de la normale, etc. Mais on sera loin davoirdéfini nettement ce que doit être le type aryen. Aussi lanthropologiena-t-elle jamais sérieusement essayé d'en établir un. Cela revient à direque, au point de vue anthropologique, le type aryen nexiste pas. 11existe cependant, dès que nous sommes en mesure de compléter limagepar des traits plus saillants, la couleur et la nature des cheveux, la car-nation, la coloration des yeux, et surtout, si nous pouvons restituer leslignes de la figure. 11 y a quelque chose que nous avons de la peineà détailler et qui fait pourtant que nous distinguons un type à premièrevue. Ainsi il nest guère possible de confondre le type sémitique avecun représentant de la famille indo-européenne. Il serait quelquefois dif-ficile de dire, en quoi consiste la différence que nous affirmons perce-voir. Nous emprunterons pour cela un terme au langage du botaniste,en parlant dun certain habitus.

Mais au sein même du groupe aryen ou indo-européen nous cons-tatons une variété assez grande de types pour quil ne nous soit pas pos-sible de distinguer le type modèle, celui à qui reviendraient dune façonspéciale les caractères exclusifs dune race dite aryenne. Si nous dépouil-lons les types cités plus haut de ce qui constitue, à nos yeux, des diffé-rences essentielles, il ne reste plus, dans leur squelette, de quoi établirune différence de race. On voit que pour lanthropologie préhistoriquele problème des races nest pas résolu non plus, et si, au début, dédai-gnant les secours de la linguistique, elle a cru pouvoir ou écarter toutbonnement la question aryenne de toute recherche scientifique ou larésoudre à sa façon, elle sest vue forcée de confesser que le résultat necorrespondait pas à son attente. Comme la linguistique, lanthropologieaussi est devenue plus modeste.

D'après lanthropologie préhistorique, nous avons dans les pre-miers temps, en Europe, deux types principaux, abstraction faite desmétissés : le dolichocéphale blond, de haute taille, et le brachycéphalebrun, de taille moyenne. Lequel de ces deux types convient essentielle-ment au peuple primitif? Rien ne nous permet de trancher la question.On peut, si lon y tient, revendiquer le premier type pour la variété ditegermanique de la famille indo-européenne, on na pas le droit de la