LA QUESTION ARYENNE
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placer sur un terrain plus réel. Comme nous l’avons mentionné déjà,pas n’est besoin d’avoir recours aux grandes invasions pour expliquerla diffusion de la langue indo-européenne . Cela a pu se faire par unepénétration lente et successive, et lorsqu’enfin certaines contrées sep-tentrionales se trouvèrent assez peuplées pour nécessiter des sépara-tions et des migrations de groupes plus ou moins considérables. 11 fautégalement supposer de nombreux siècles pendant lesquels ces forma-tions et ces mouvements eurent lieu. Cela expliquerait aussi les variétésethniques constatées dans la suite. Nous devons admettre égalementque chaque groupe indo-européen n’a réellement acquis son caractèrespécial que dans les pays où réside encore maintenant son noyau prin-cipal et qui, par conséquent, doivent être considérés comme étant leberceau de telle variété ou de telle autre. Ainsi rien n'empêche les Bra-chycéphales venus de l’Est et dont parle M. Schenk dans le travail men-tionné, d’être des Celtes parlant aryen, tandis que les Dolichocéphales,qui ont peu à peu pris la place des anciens habitants en Suisse , sontune autre variété de la même famille linguistique. L’unité aryenneréside donc dans une unité psychologique bien plus que dans une unitéde race au point de vue anthropologique. Cela nous explique la diffu-sion complète des langues indo-européennes . Nous ajouterons encorecette remarque fort juste de M. A. Meillet, qu’à vrai dire seuls les peu-ples de la famille indo-européennes se sont montrés capables d’acquérirla langue les uns des autres. Nous inclinons à croire que les Ibères etles Etrusques sont des envahisseurs étrangers,, venus en pays habitéspar des Indo-Européens et se rattachant à la civilisation de l’Afrique duNord . Nous avons là également une unité ethnique différente de cellede la famille indo-européenne et qui s'est formée d'éléments divers.Elle aussi a sa psychologie à elle et qui lui a assigné une évolution dis-tincte de la nôtre, malgré les nombreux échanges qui se sont faits' depart et d'autre et bien que, sur plusieurs points, ce groupe méditerra-néen doive être considéré comme l’initiateur du groupe septentrional enmatière de civilisation. Ainsi les Etrusques , qui furent quelque temps lesdominateurs de l’Italie du nord, le territoire de Rome y compris, ontfini par disparaître, et la période des guerres puniques ne doit être con-sidérée que comme le dernier épisode de la grande lutte entre deuxgénies totalement différents.
Pour terminer, nous résumons les réponses à faire à la questionaryenne dans les hypothèses suivantes:
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