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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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du souverain intimé à ceux qui devaient le service àl’armée.

Ces bannières d'églises, de paroisses ou de communesaffectèrent des formes diverses : les unes étaient enfaçon de labarum (I), c’est-à-dire un carré d’étoffe,relativement petit, suspendu à un bâton transversalattaché au-dessous de la croix, quelques-unes étaientfendues en deux ou trois pointes (2) ; d’autres étaientun carré attaché par un côté au bâton de la croix etpar le côté supérieur à un autre bâton fixé en potencesous la croix ; d’autres encore étaient une flamme oubanderole longue et mince attachée directement àla croix elle-même (3). Cette milice des paroisses etcommunes, marchant sous des bannières attachées àla croix, est la première origine de l’inlanterie fran-çaise (4) ; très-probablement en souvenir de cela,lorsque l’infanterie régulière fut formée à la fin du

dans les rangs ennemis : « Amictuin oribus iminodica croceum« formido Danorum». Un inventaire du trésor de S. Martial, doLimoges , fait entre 12,26 et 1245 ( Chroniques de S. Martial, éd. dela Société de l’hist, de France , p. 316), prouve qu’à cette époqueles bannières étaient nombreuses « Decem intersigna minora et« undccimum intersignum crismatis ». ( üucange : Intersignum,signum, insigne, Gall., enseigne, bannière.)

(1) Daniel, Milice française , L. m, p. 95.

(2) Les anciennes tapisseries. Tapisseries de Berne , Bibl. nal.,Est., A. d., t. h, p. 02.

(3) Ibidem.

(4) Ces bannières des communes ne lardèrent pas à être distin-guées entre elles par des armoiries; ainsi, en 1194, dans une expé-dition contre les Anglais les habitants de Corbie portaient unebannière chargée de corbeaux (V. Dom Grenier), armes parlantesde cette ville.