Buch 
Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
Entstehung
Seite
22
JPEG-Download
 

XV e siècle, ainsi que nous le disons plus loin, la croixqui surmontait jadis la hampe fut rappelée par lacroix traversant tonte l’étoffe des enseignes de gens depied (1), tandis que la croix ne figura pas sur les éten-dards de la cavalerie, celle-ci étant la succession duservice à cheval des hommes d’armes conduits parles seigneurs sous leurs bannières personnelles.

1 III

Oriflamme.

En 1082, Simon de Valois, comte du Vexin , étantmort sans laisser ni enfants ni frères, ce comté fitretour à la couronne, et les rois succédèrent à tousles droits des anciens comtes, entre autres à celuid’avoué de Saint-Denis , et à celui de porter, encette qualité, Y oriflamme h la tète des troupes fourniespar les nombreux vassaux de cette église. Louis VI enfit un acte authentique, l’an 1124, en partantpourlaguerre contre l’empereur Henri V . Il vint prendrel’oriflamme sur l’autel des martyrs, et déclara que c’é-tait comme leur vassal qu’il la portait et comme étantaux droits des anciens comtes de Vexin : « VcxiUum« de altare B. Martyrum, ad quos comitatus Vilcas-« sini, quem nos ab ipsis in feodum habemus, spec-

(I) La croix figura sur dos enseignes dès le XIII e siècle; car, en1212, à la grande défaite des Sarrazins à Las Navas de Tolosa,étaient deux étendards de l’année, l’un général avec la croix, l’au-tre particulier, du roi d’Aragon, avec l’image de la Sainte-Vierge (Regist. d’innocent III, lib. ni, epist. 130).