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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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« tare dinoseitur, morem antiquum prædecessorum« nostrorum servantes et imitantes, jure signiferi,« sicut comités Yilcassini erant, suscepimus (1). »Comme le remarque très-justement M. MariusSepet,« ce fut cette réunion du Yexin au domaine royal qui« procura l’honneur à la bannière de saint Denis de« devenir l’étendard suprême de la France , au lieu« de demeurer, comme l’était alors l’étendard de« saint Martin, un étendard purement paroissial et« seigneurial. Saint Denis étant regardé comme le« protecteur particulier de la France , et les rois ayant« coutume de l’invoquer dans les dangers qui mena-« paient le royaume, la bannière de saint Denis, dès« lors qu’elle fut portée par les rois, ne pouvait man-« quer de devenir l’étendard religieux de la nation.« Il est probable même que ce caractère ne tarda pas« à dominer entièrement l’esprit du peuple, et c’est« alors que l’origine étant oubliée, on en arriva peu« à peu aux fables que Guiart et plus tard Raoul de« Praesles, admettent à ce sujet, expriment avec une« entière conviction, et qu’on pourrait appeler la lé-« gende de l’oriflamme. » (Le drapeau de la France ,p.3o).

Dans la croisade que saint Louis entreprit en 1248,il emporta l’oriflamme, et voici ce qu’on trouve au su-jet de cette enseigne dans Y Histoire de saint Louis parJoinville (édit, publiée par la Société de l’Histoire deFrance , 1868). «L’enseigne Saint-Denis qui allait en

(I) Orig., Arcli. nat., K. 22, re-i, —Fclib., probat., p. xcm. —Tardif, Mon. hist., n° 391,