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« de la garde du roi de 4 différentes couleurs, as-« çavoir rouge, verde, bleue, grise. » (Favyn, Théâtred’honneur, p. 1869.) Favyn ne dit pas de quels em-blèmes ces drapeaux étaient chargés, mais il est bienprobable qu'on y voyait la devise de Sa Majesté, « qui« étoit une H couronnée, entrelacée de deux scep-« très en sautoir et d’une épée en pal sur le tout, en« riche broderie d’or de Cypre, avec cette légende :« Duo protegit unus. » (Ibid. , p. 1865). On voitplusieurs exemples de ces chiffre et devise dans le vo-lume d’ Estampes du Roy Henry IV, recueil de Cangé,Bibl. nat., impr. L. b. 35/23.
On peut supposer sans trop de présomption quece drapeau de couleur grise était en réalité blanc,car depuis cette époque ce fut le privilège de la com-pagnie écossaise, comme l re compagnie des gardesdu corps, d’avoir enseigne blanche, et de porter auxarmes « la crépine de soie blanche , qui est la couleur co-ronelle en France . » (Plainte des gardes écossais.)
Nous n’avons trouvé aucun renseignement sur lesétendards des gardes du corps pendant le règne deLouis XIII ; mais, depuis Louis XIV jusqu’en 1791 (1),ils ne varièrent pas, ils portèrent le soleil, emblèmechoisi par Louis XIV, et la devise : Nec pluribus impar ,entourés de riches broderies or et argent, les franges
<t cheval, outre les pistolets à l’arçon de la selle, aevaient porter,ainsi qu’ils portaient anciennement, des javelines de 5 pieds 1/2 à1er triangulaire, sans poignée, tout unies (Milice Fr., l>. Daniel).
(1) Voir les drapeaux, étendards et guidons dessinés avec ungrand luxe sous Louis XIV, Louis XV et Louis XVI , conservés à labibliothèque du Dépôt de la guerre .