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La cocarde militaire elle-même ne dut pas alorsconserver toujours la même disposition des couleurs,car sur un modèle de chapeau et de panache, jointau règlement du 27 messidor an vm, concernant lesuniformes (Arch. du dépôt de la guerre) on voitdans la cocarde le blanc au centre, puis le rouge,puis une mince zone blanche, puis le bleu et enfin uneautre mince zone blanche. Peut-être n’est-ce que lacocarde des généraux en chef, quoique ce ne soitpas spécifié dans le texte qui donne les formes et cou-leurs de leurs panaches et baudriers.
Sous Napoléon I er une circulaire du ministre di-recteur de l’administration de la guerre du 20 février1811, dit : « Il ne sera rien changé à la matière, à« la forme ni aux dimensions des cocardes qui sont« en usage ; le bleu doit être placé au centre, le« rouge ensuite et le blanc à la circonférence. » Onles voit effectivement ainsi représentées dans lesCostumes militaires du premier Empire (Bibl. nat.,Est. O.a. 113 a) toutes pareilles à celle de 1792.
Lors de la chute de Napoléon I er , le gouvernementprovisoire, par un arrêté du 10 avril 1814, enjoignit àla garde nationale de prendre la cocarde blanche (1); on
en Vendée combattirent les troupes de la République , avait reprisla cocarde blanche et arboré un drapeau blanc à bordure denteléenoire, portant au centre l’écu de France avec la devise : Pro Deoet Rege .
(1) Dans son allocution à ses troupes à Fontainebleau , le 3 avril,
l’Empereur dit.«Des émigrés ont arboré la cocarde blanche.
« jurons de faire respecter cette cocarde tricolore qui, depuis« vingt ans, nous trouve sur le chemin de la gloire et de l’hon-« neur. »