281 —
ne donna pas encore le même ordre à l’armée. Le12, M. le comte d’Artois, frère de Louis XVIII , fitson entrée dans Paris à cheval, revêtu de l’uniformede la garde nationale, avec la cocarde blanche ; ilétait entouré d’un nombreux état-major dans lequelon remarquait six maréchaux de France et plusieursofficiers généraux ; dans ce cortège, les uns portaientla cocarde blanche, les autres n’avaient pas encorequitté les trois couleurs (1).
Le 13 avril deux arrêtés du gouvernement provi-soire portent l’un que « la cocarde blanche est la« cocarde française et sera prise par toute l’armée » ;l’autre que « le pavillon blanc et la cocarde blanche« seront arborés sur les bâtiments de guerre et les« navires du commerce. » En exécution du premierde ces arrêtés, dans la plupart des régiments on secontenta de coller un morceau de papier blanc sur lebleu et le rouge de la cocarde, ne laissant ainsi paraî-tre, que le blanc qui sous l’Empire était à l’extérieur.
Au mois de mars 181 S, l’empereur Napoléon quitta l’île d’Elbe, débarqua en France , rencontrades troupes envoyées pour le combattre, mais quipassèrent de son côté et qui, pour reprendre la co-carde tricolore, n’eurent qu’à enlever le morceau depapier qui en cachait le centre bleu et rouge. Deuxdécrets impériaux du 9 mars (de Grenoble ) et du 13mars (de Lyon ) abolirent la cocarde blanche et réta-blirent la cocarde nationale aux trois couleurs.