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Collection des uniformes des armées françaises : de 1791 à 1814 / dessinée par H. Vernet et Eugène Lami
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Une portion du régiment de Berwick (irlandais), dé-sertée de Landau avec armes et bagages, une légionlevée par le vicomte de Mirabeau avec les fonds que lesprinces lui fournirent, un corps de cavalerie de Zoo gen-tilshommes, désignés sous le nom de Chevaliers de lacouronne, mis sur pied par le comte de Bussy, gentil,homme bourguignon, formèrent le noyau dont nousvenons de parler. Les gardes du corps du roi ayant étélicenciés le 21 juin 1791, les princes prirent aussitôttoutes les mesures nécessaires pour les réunir à Goblentz,où ils arrivèrent successivement, et ne tardèrent pas àformer, par le nombre de surnuméraires qui s’y joi-gnirent, un corps plus considérable qu’il ne l’était pré-cédemment. L’arrivée de quelques corps entiers d’offi-ciers, et la quantité de gentilshommes qui passaientindividuellement et journellement au-delà des frontières,déterminèrent les princes à solliciter auprès de l’archi-duchesse Marie-Christine, gouvernante des Pays-Bas ,la permission de former, dans la petite ville d’Ath , prèsBruxelles , un établissement pour cette noblesse émigrée.Le maréchal-de-camp comte de la Châtre fut nommépour commander ce rassemblement, qui fut dès-lorsdistribué en compagnies d’infanterie et de cavalerie. Dansle même temps, la maison du roi s’organisait à Coblentz sur le même pied où elle s’était trouvée avant les ré-formes introduites par le comte de Saint-Germain, mi-nistre de la guerre, dans les premières années du règnede Louis xvi : c’est-à-dire que les compagnies de gen-darmes, chevaux légers, mousquetaires, grenadiers àcheval et gardes de la porte, furent réorganisées commecelles des gardes du corps. Un assez grand nombre d’of-ficiers des gardes-françaises fournit des fonds, qui furentemployés à lever un corps d’infanterie, auquel on donnale nom d 'Hommes d’armes à pied , celui de Gardes-