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Étude sur la loi du 19 avril 1898 relative à la protection de l'enfance / par Georges Leloir
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les unes, comme dans larticle 309, des suites causées par lexer-cice des violences, les autres, du lien qui peut exister entrelenfant et son bourreau. Quant au premier point de vue, lescauses daggravation sont identiques à celles énumérées danslarticle 309, pour ce qui se rapporte aux violences exercéessur un adulte, et peuvent se ramener aux trois termes quevoici : 1° maladie ou incapacité de travail de plus de vingt jours;2° mutilation, perle dun œil ou infirmités permanentes quel-conques ; 3° mort causée sans intention de la donner. La mortcausée volontairement constitue le crime de meurtre, et, sil ya eu préméditation ou guet-apens, celui dassassinat ; on avaiteu dans la pratique quelque hésitation à qualifier ainsi les sé-vices exercés dune façon continue et réitérée, alors que chaqueacte de violence exercé séparément naurait pas suffi pour en-traîner la mort ; mais cest évidemment lensemble des faitsquil faut envisager en les rapprochant du but réalisé ou toutau moins poursuivi. Cest évidemment pour couper court à toutecontroverse sur ce point que le paragraphe suivant a été insérédans le nouvel article 312 : « Si des sévices ont été habituelle-ment pratiqués avec intention de provoquer la mort, les auteursseront punis comme coupables dassassinat ou de tentative dece crime. »

16.Pour la définition du cas des personnes ayant sur len-fant un pouvoir de nature à engager dune façon exceptionnel-lement grave leur responsabilité pénale, il y a eu quelque tâton-nement :

La proposition Cochin parlait des « ascendants ou autres per-sonnes auxquelles les enfants sont ou se trouvent confiés ».

« Jai voulu, disait lexposé des motifs, une formule très géné-rale et il ne sagit pas ici seulement dune protection légitimeou légale. Un grand nombre de coupables, je dirai presque lesprincipaux.échapperaientàlaloi. Je veux parler de ces liaisonsou ménages irréguliers que la loi ne connaît à aucun titre ettrop souvent lenfant de lun des amants est la victime et le mar-tyr de lautre. »

M. Julien Goujon sinspirait du même point de vue lorsquauxpère, mère et autres ascendants il assimilait ceux qui « sont