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Étude sur la loi du 19 avril 1898 relative à la protection de l'enfance / par Georges Leloir
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efficace sil était accompagné du droit déducation et, conjoin-tement avec ce droit, du droit de correction, du droit de con-sentement au mariage ou à lengagement militaire, du droitdadministration du pécule. Lorsquil sagit des enfants confiésà lAdministration pénitentiaire en vertu de larticle 66 du Codepénal, le droit de correction na pas besoin dêtre formellementspécifié : chargée par la justice de leur donner une éducationcorrectionnelle, ladministration peut naturellement, lorsquilsmanquent à la discipline, les resserrer plus étroitement, et ce,sans que lexercice de ce pouvoir soit soumis à aucun contrôlede la part du président du tribunal. Dautre part, ladministra-tion qui conserve leur pécule use par le fait du droit de le gé-rer. Lorsque ladministration a mis lenfant en état délibérationprovisoire, le patron ou la société de patronage peuvent, silenfant a commis quelque méfait, en appeler à lautorité delAdministration pénitentiaire qui le fait réintégrer. Mais si noussupposons lenfant remis directement parla justice à un parti-culier ou à une institution charitable, il faudrait bien que lau-torité du gardien fût accompagnée de quelque sanction. On neparaît pas sen être inquiété. 11 est regrettable aussi quon ne sesoit pas occupé de faire disparaître, en ce cas, la nécessité duconsentement des parents à lengagement militaire. Il y a descirconstances cependant, pour lavenir de lenfant, un telengagement serait le salut, et il est déplorable que son effi-cacité soit laissée à la discrétion de parents incapables ou in-dignes.

Jai supposé, en prenant le cas le plus fréquent, que le re-trait du droit de garde faisait échec à la puissance paternelle,laissant subsister quant au surplus les droits attachés h cettepuissance. On peut supposer la même atteinte portée à la puis-sance tutélaire : lorsquen vertu de notre article 5, le droit degarde est ainsi retiré à un tuteur, cela néquivaut pas à unedestitution de tutelle.

Enfin, à la différence de la déchéance qui suppose lexistencedun ascendant investi de lautorité légale et une mesure prisecontre cet ascendant, larticle 5 permet dorganiser le droit degarde sur des enfants qui nont ni parents ni tuteurs légalement