225
à Nîmes, l’école pour le tissus d’art, à Limoges, l’école de céramique, à Rouen,au Havre, des écoles d’apprentissage. La valeur professionnelle de ces écoles primaitd’autant plus que l’apprentissage dans les ateliers se faisait d’une manière peusérieuse. C’est pourquoi on cherche à créer dans tous les grands centres industrielsle création d’écoles professionnelles spéciales à chaque branche d’industrie.
Le loi sur les écoles manuelles d’apprentissage, du 11 décembre 1880, futrendue dans cette intention. Elle se proposait un double but:
1° former dans des écoles spéciales et verser dans l’industrie des ouvrierscomplètement initiés au travail de leur profession;
2° donner la dextérité de la main et les connaissances techniques nécessairesà des jeunes gens qui pourraient entrer ensuite dans les écoles spécialesdu degré secondaire.
C’est à Vierzon, non loin de Paris qu’a été fondée la première de ces écolesqui d’après M. Martel, inspecteur de l’enseignement professionnel, est fréquentéeactuellement par 550 élèves se repartissant comme suit: école maternelle, 183;école primaire, 211; école professionnelle, 1”' année 82; 2 e année 74. A l’écolematernelle, on suit la méthode Frœbel qui, convenablement étendue et déve-loppée satisfait à toutes les exigences du programme d’enseignement (âge de 4à 7 ans). A l’école primaire, pendant une première période de 7 à 10 ans, onne songe qu’à développer la dextérité manuelle de l’enfant par de petits travauxn’exigeant presque aucune dépense de force physique. Le dessin, le découpage,l’assemblage de morceaux de carton permettant d’obtenir des objets de formes etde couleurs variées, exercent à la fois son attention, son intelligence et son adresse.A ces travaux se joignent l’exécution de petits objets de vannerie. Tous les objetsconfectionnés par les enfants peuvent être transportés chez eux. Les élèves deonze ans sont habitués déjà au maniement des outils employés au travail du bois ; ilssont en outre exercés à l’usage du tour et au maniement de la lime. Le modelageentretient l’habilité et la délicatesse de la main. Le dessin, déjà enseigné dansles classes primaires, consiste, pendant la première année de l’école professionnelle,en exercices de tracé et de lavis qui ont pour objet la précision et la puretéd’exécution. En 2° année, le dessin d’architecture et d’ornement se combine avecles travaux de modelage ; le croquis à main levée tient une place très importante.En 3 e année, le dessin consiste en croquis et dessins avec cotes, des outils etappareils employés dans l’atelier.
L’école de Vierzon possède deux vastes ateliers destinés, l’un au travail dufer, l’autre au travail du bois. L’atelier du fer (450 ni' 2 ) comprend 6 forges àventilateur et 2 forges portatives, 52 étaux, (> tours à métaux, à moteur, et 2 toursà bras, 3 machines à percer, 1 étau limeur, 1 raboteuse. La force motrice quiactionne en même temps la pompe et les dynamos destinés à l’eclairage est donnéepar une machine demi-fixe de 20 chevaux. L’atelier du bois (450 in 2 ) renferme
2 »