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L' enseignement professionnel et l'apprentissage industriel en France / par Léon Genoud
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Le contrat peut être également résilié sur la demande de lune ou de lautredes deux parties dans divers cas, savoir :

1" lhins les cas lune des parties manquerait aux stipulations du contrat;

2° pour cause dinfraction grave ou habituelle aux prescriptions de la loi;

3° dans le cas dinconduite habituelle de la part de l'apprenti ;

4° dans le cas le maître transporte sa résidence dans une autre communeque celle le contrat a été signé ;

5° lorsque le maître ou lapprenti encourra une condamnation comportant unemprisonnement de plus dun mois ;

3° dans le cas lapprenti viendrait à contracter mariage ;

7° lorsque la durée de lapprentissage dépasse le maximum de celle qui estconsacrée par les usages locaux.

Toutes les contestations relatives aux contrats dapprentissage, sont jugéespar les conseils de prudhommex, dont le maître est justiciable, ou à défaut parle juge de paix du canton. Les mêmes autorités tranchent les difficultés provenantde lembouchage des apprentis. Le sont également les prudhommes, ou à leur défaut,les juges qui fixent les indemnités dues à la suite de rupture de contrat.

Telle est léconomie de la loi de 1851.

Apprentissage industriel. Lapprentissage des métiers proprement dits ne se faitplus à Paris comme du temps des corporations, et il y a peu de patrons, dans lagrande ville qui consentent à apprendre progressivement leur état à un apprenti,à le nourrir et à lentretenir contre finance. Daprès M. Cacheux, ingénieur civil,cet état de choses a plusieurs causes. Dabord, les conditions de la vie maté-rielle empêchent le patron de se charger de lentretien, du logement des apprentisqui sont sous la tutelle des lois sur la protection de lenfance, lesquelles ne permettentpas à la ménagère même de les employer dans son ménage hors «les heures datelier.Dautre part, le patron na aucun moyen daction contre lenfant. 11 lui est interditde le battre, de le priver même dun repas, de lastreindre à des heures supplé-mentaires ; il ne lui reste que de supprimer tout ou partie des pourboires, la per-suation. En campagne pourtant, les parents aident davantage le patron, car ilssont tout heureux que leurs enfants quittent le métier dagriculteurs pour se formerà une profession qui leur permettra dentrer un jour dans la capitale comme ouvriers.Il y a moins de jeunes gens qui apprennent les industries dart, parce quon y estmoins payé que dans celles du bâtiment, par exemple.

Si dans les petits ateliers lapprenti est constamment sous les yeux de sonpatron, il nen est pas de même lorsque latelier renferme un certain nombredouvriers. Alors le patron confie lapprenti à un ouvrier en lui abonnant en guisede prime tout ou partie du travail de lapprenti. Lorsque louvrier fait vérifier letravail de lapprenti celui-ci l'accompagne et reçoit directement les observations