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ABRÉGÉ D’HISTOIRE GÉNÉRALE
A la fin de l’invasion dorienne, les peuplades grecquesétaient divisées en quatre branches, dont les deuxprincipales étaient les Doriens et les Ioniens. Les Doriensétaient surtout montagnards et paysans ; les Ioniensétaient surtout navigateurs et commerçants.
Les Grecs n’habitaient pas seulement la péninsule.Ils colonisèrent les îles de la mer Egée, les côtes del’Asie Mineure, le sud de l’Italie, surnommé Grande-Grèce : leurs établissements se trouvaient ainsi disperséstout le long des côtes de la Méditerranée.
§ 19. Plusieurs Etats ; religion commune à tous ;jeux nationaux. — Les Grecs ne formaient pas, à propre-ment parler, une nation. Ils étaient, au contraire, divisésen une foule de petits Etats ou cités, plusieurs centainesen tout, composés chacun d’une ville et de la contréeenvironnante. Toutefois les Grecs n’étaient pas étrangersles uns aux autres. Ils prétendaient appartenir à lamême race ; ils parlaient la même langue ; ils possédaientles mêmes dieux et venaient les adorer, de tous les pointsdu pays, dans les mêmes temples, comme ceux d ’Olympie,où l’on révérait Zeus (Jupiter), ou de Delphes, consacréau dieu Apollon. Ils consultaient les mêmes oracles,qui leur prédisaient l’avenir et leur révélaient la volontédivine : le plus célèbre était celui de Delphes, où laPythie rendait ses prophéties au nom d’Apollon.
Les Grecs avaient aussi leurs grandes fêtes publiquesou jeux nationaux. On y accourait de toutes parts ;on s’y livrait à des concours divers : courses à pied, coursesde chars et de chevaux, pugilat, saut, disque, javelot.Le vainqueur recevait une simple couronne de laurier,mais la gloire était sa principale récompense : il devenaitcélèbre dans toute la Grèce, son nom honorait sa citéet sa famille ; ses concitoyens le portaient en triomphe ;de grands poètes exaltaient ses hauts faits.
Les jeux les plus fameux étaient les jeux olympiques,célébrés tous les quatre ans à Olympie, en l’honneur de