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Histoire Ancienne.
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PEUPLES DIC l’OKIKNT

dura treize ans; il fallut que Nabuchodotiosor vint lui-même de Babylone pour le presser. A la fin, Tyr futprise d’assaut et saccagée. Cependant la superbe citéne disparut pas comme Ninive. Elle continua de sub-sister, mais elle ne fit que végéter. Une partie de sapopulation se réfugia à Carthage, qui hérita de s on com-merce, de ses colonies et de sa puissance.

28. Civilisation phénicienne. — L’industrie phénicienne.— Les Phéniciens étaient à la fois industriels et commerçants.Leur activité industrielle fut très remarquable. A la vérité ilsn’ont pas inventé le verre, comme on l’a cru longtemps ; leverre existait déjà en Egypte à l’époque des pyramides. Maisleurs verreries étaient célèbres dans tout le monde antique, ainsique leurs teintures de pourpre, leurs tissus et les roduits de leurmétallurgie.

Le commerce phénicien. — Malgré cette prodigieuse activitéindustrielle, c’est le commerce et surtout le commerce mari-time qui fut toujours la principale affaire des Phéniciens. Leursvaisseaux parcouraient non seulement la Méditerranée, maisles côtes de l’océan Atlantique (jusqu’aux lies Britanniqueset jusqu’aux Canaries qu’ils appelaient iles Fortunées), ainsique la mer Rouge, la mer des Indes, en un mot tous ces richesrivages qui étaient célèbres sous le nom général d ’Ophir.

Ce commerce maritime, les Phéniciens le faisaient d’un côtéavec les nations civilisées, les Egyptiens, les Assyriens, de l'autreavec les peuples barbares do la Grèce, de l'Italie, de la Gaule, del’Espagne, de l'Afrique, même des lies Britanniques et de l’Inde.Ils trafiquaient avec des peuplades qui étaient à peu près dans l’étatoù les premiers navigateurs européens ont trouvé les sauvages del'Amérique ou de l'Océanie.

A ce vaste commerce maritime se rattachait naturellement uncommerce terrestre non moins étendu, par voie de caravanes. Plu-sieurs grandes lignes de caravanes traversaient l’Europe et l’Asie,amenant les produits précieux de certaines contrées reculées qu’illeur était impossible d'atteindre avec leur marine. L’étain do Cor-nouailles fut apporté à travers la Gaule jusqu’à l’embouchure duRhône, longtemps avant que les Tyriens eussent osé naviguer di-rectement vers les Iles Britanniques. L’ambre jaune arrivait descôtes de la Baltique, par caravanes à travers la Germanie jusqu’auxbouches du Pô, où les marchands de Sidon.ot de Tyr venaient le