LES PHÉNICIENS
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chercher. Eu retour, des objets d'industrie asiatique, plus tardaussi d’industrie étrusque, se répandaient dans toute la Germanieet dans la Scandinavie, où ils exerçaient une grande inlluence sui-tes premiers essais de fabrication des peuples indigènes.
Mais c’est surtout dans Vintérieur de l’Asie que le commerceterrestre des Phéniciens avait un immense développement. Del'Arabie les caravanes apportaient l'or, l’encens et la myrrhe; del'Inde, les pierreries, les épices, l'ivoire, les bois odoriférants; descôtes de l'Ethiopie, l'or, l’ivoire, l'ébène, les plumes d’autruche.C'est par les caravanes que les Phéniciens recevaient les magni-fiques objets manufacturés de Babylone, les précieux tissus decoton et de lin, les objets de parure, les eaux de senteur dontl'usage était déjà général en Orient. C’était aussi par l’intermé-diaire de Babylone qu’ils retiraient les produits de l’Asie cen-trale, en particulier la soie. Tous ces produits naturels ou manu-facturés que les caravanes amenaient dans les ports de la Phénicieétaient transportés au loin, et échangés contre des matières pre-mières de l'Occident ; les Phéniciens répandaient en retour celle-cidans les différentes contrées asiatiques.
Le commerce phénicien tout entier se faisait par échanges.Ils allaient chercher chez les barbares les métaux, les bois, lesdiverses matières premières que chaque pays pouvait leur fournir.En retour ils donnaient des produits manufacturés, instruments dométal, tissus, poteries, verres, que les populations de l 'âge de la■pierre étaient incapables de fabriquer elles-mêmes.
Pour faciliter leur commerce, les Phéniciens créaient sur tous lesrivages des établissements qui étaient plutôt des comptoirs que descolonies. Ces comptoirs devinrent souvent le noyau de grandes citéset furent des centres actifs de civilisation.
Les voyages et les colonies des Phéniciens étaient placés sous laprotection d'un héros national qu'on désigne sous le nom à'Herculetyrien. C’était le symbole de la richesse, de l'industrie et de la navi-gation. Les établissements et les progrès des Phéniciens étaient ra-contés comme étant son œuvre. La marche triomphale de l’IIerculotyrien n’est pas marquée par le saccagement des villes et la dévasta-tion des pays, comme le furent les expéditions des Assyriens et desMèdes, mais par des envahissements pacifiques et par une longuesuite de comptoirs ou de colonies, qui introduisirent l’agriculture etles arts de la paix chez des peuplades barbares.
C’est ainsi que les Phéniciens furent les propagateurs de la civili-sation orientale. C'est à eux que les populations de l’Europe occi-dentale durent en bonne partie de passer de l'àge de la pierre à l'ûgedu bronze, de la barbarie à la civilisation.