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IUSTOIRK GRECQUE
ardent, tout semblait réuni pour donner à cette petite nation unegrande place dans l'humanité.
39. Unité nationale des Grecs. — Mais malgré tousces antagonismes, les peuples de la Grèce, parlant lamême langue, ayant des coutumes et des institutions re-ligieuses à peu près identiques, se regardaient commeappartenant à la même race et formant une seule nation.L’idée d’une union fraternelle régnatoujours parmi eux,en dépit des guerres qui ne cessèrent de les déchirer.Un triple lien unissait les peuples de laGrèceen un seulfaisceau : la politique, la religion et les jeux nationaux.
Faible lien politique. — Le lien politique était debeaucoup le plus faible. Les diverses contrées de laGrèce ne surent pas, comme les cantons suisses, lesProvinces-Unies des Pays-Bas ouïes Etats-Unis d’Amé-rique, former entre elles une confédération, qui, touten laissant à chaque état particulier sa vie propre, assu-rât l’indépendance de celui-ci soit contre l’ambition desautres états confédérés, soit contre l’étranger.
Il y eut à la vérité des essais de ce genre ; le plus célèbre est laligue amphiciyonique , qui comprenait douze états et qui avait pourbut de terminer à l’amiable leurs différends et do protéger le templenational de Delphes. Mais cette ligue ne forma jamais une véritableconfédération, et les décisions du conseil amphictyonique n'empêcliè-rent pas les luttes intestines.
[Aen religieux. — Le lien religieux était beaucoupplus fort que le lien politique. Sans doute chaque villegrecque avait son dieu protecteur spécial. Mais il exis-tait aussi des croyances religieuses communes et destemples qui étaient considérés comme appartenant à lanation tout entière (le temple d’Apollon à Delphes, letemple de Jupiter à Olympie). L’autorité religieuse laplus nationale était l 'oracle de Delphes.