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Histoire Ancienne.
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INSTITUTIONS N AT 10 N A L KS

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Dans toutes les circonstances importantes, les peuples comme lesindividus envoyaient consulter Apollon. La prêtresse du dieu, nom-mée la Pythie , rendait ses réponses assises sur un trépied vers uneouverture de la terre, d’où s’échappaient certaines vapeurs. Sonvisage alors pâlissait, ses membres s’agitaient de mouvements con-vulsifs ; d’abord elle ne laissait échapper que des plaintes et de longsgémissements, puis, les yeux étincelants, la bouche écumante, lescheveux hérissés, elle faisait entendre des paroles entrecoupées, inco-hérentes, que l'on recueillait avec soin. On devine aisément que lesprêtres, fort au courant de toutes les affaires publiques et particuliè-res, faisaient prononcer à la Pythie des paroles ambiguës et pouvantêtre interprétées au gré de ceux qui venaient la consulter. Dans lesgrands dangers de la Grèce, les réponses de l’oracle furent toujourspatriotiques, malgré leur ambiguïté, et plus propres à porter l’espoirque le découragement dans l’âme des Hellènes.

Les fêles nationales formaient un troisième lien entreles peuplades helléniques. Les Grecs aimaientbeaucouples spectacles et les jeux Chaque cité avait ses jours defête, remplis par de pompeuses cérémonies, debrillantsspectacles et des jeux de toute espèce. Quelques-unesde ces fêtes étaient devenues nationales. Tels étaientles jeux néméens, célébrés dans l’Argolide en l’hon-neur d’Hercule ; les jeux isthmiques , célébrés près deCorinthe en l’honneur de Neptune ; les jeux pythiques ,célébrés à Delphes en l’honneur d’Apollon, et enfin, lesplus fameux de tous, les jeux olympiques, célébrés àOlympie dans l’Elide, auprès du magnifique temple deJupiter. Les jeux olympiques se célébraient tous lesquatre ans : cet intervalle de quatre années s’appelaitune olympiade. Les Grecs dataient par olympiade : lapremière olympiade remontait à l’année 776 avant J.-C.

(les jeux consistaient en exercices de toute espèce (courses à pied,courses de chevaux et de chars, saut, lutte, pugilat, musique, poésie.)Une couronne de laurier ou d’olivier était la récompense du vainqueur.C’était, un insigne honneur de vaincre, non-seulement pour le vain-queur lui-même, mais pour sa famille et sa ville natale. On vit des