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Histoire Ancienne.
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Athéniens voyaient de mauvais œil ces sympathiesaristocratiques. Une fois cependant ils se laissèrentdécider par Cimon à soutenir leur vieille rivale. LesMosséniens s’étaient révoltés et s’étaient retranchéssur le mont Ithôme (c’était la troisième guerre deMessénie, qui dura dix ansl. Sur la demande deSparte, Cimon vint à son aide avec une nombreuse ar-mée ; mais bientôt les Spartiates, se défiant des Athé-niens, les congédièrent. Ce sanglant affront acheva dedépopulariser ce général qui fut frappé parl’ostracisn)e.

Le traité de Cimon (449). — Cimon fut cependant rap-pelé et termina glorieusement sa carrière. 11 commandaune expédition contre l’ile de Cypre et mourut au sièged’une place. La flotte athénienne, en rapportant sesrestes à Athènes, rencontra la flotte phénicienne etperse en vue de la ville de Salamine (en Cypre) et ladéfit complètement. Ce fut le dernier acte des guerresmédiques. Par un arrangement que l’on a l’habituded’appeler traité de Cimon, la Perse reconnaissait l’in-dépendance des Grecs de l’Asie Mineure et s’enga-geait à ne pas naviguer dans la mer Egée.

Résultats des guerres mèdigues. — L’indépendance des Grecs asia-tiques fut reconnue par les Perses, mais ce fut plutôt d’une manièretacite qu’à la suite d’un véritable traité. Au reste, peu importe leprétendu traité de Cimon. Le but de la guerre était atteint; en moinsd’un an, les Grecs avaient remporté sur les Perses trois grandes vic-toires, à Salamine, à Platée et à Mycale. Non-seulement ils avaientchassé l'ennemi de leur territoire, mais ils le poursuivaient chez lui.Les innombrables armées de l'Orient, poussées par le despotisme,avaient succombé sous les coups de cette petite nation grecque, ins-pirée par le génie de la liberté. L’Europe l’emportait sur l’Asie.

Hégémonie d’Alliènes. — C’est Sparte qui avait ou l’hégémoniedurant la lutte contre Xerxés. C'étaient ses rois ou ses généraux quiavaient exercé le gouvernement suprême sur terre et sur mer. Toute-fois c’est à Athènes que revenait principalement l’honneur d'avoirsauvé la Grèce : seule, elle avait vaincu à Marathon ; sa flotte avaitdécidé les victoires d’Artémise, de Salamine et de Mycale; elle