PKIUCIJiS
87
avait partagé avec Sparte l’honneur de la lutte. Partout les grandshommes d’Athènes, MiKiade, Thémistocle, Aristide, Xanthippe s’é-taient couverts de gloire et avaient décidé le succès par leur patrio-tisme, leur courage et leur talent. Thémistocle surtout avait étél’objet de l’admiration universelle et les Grecs reconnaissants iuiavaient décerné une couronne d’olivier, symbole du génie et de lagloire.
Athènes fonda à la suite des guerres médiques une domination quifut comme un empire et qui s'étendit sur tout le bassin de la merEgée. Cet empire comprit la plupart des îles de cette tner et descolonies grecques de l’Asie Mineure : il renfermait des alliés, des su-jets et des colonies. L’hégémonie d’Athènes se transforma en unevéritable suprématie, de sorte que plusieurs de ses anciens alliés per-dirent leur autonomie : ceux qui voulurent reconquérir leur indépen-dance furent réduits à la condition de sujets.
L’époque qui suit immédiatement les guerres médiques est la plusbrillante de l’histoire grecque. Athènes était alors comme la capitalede la Grèce, et elle était dominée par un grand génie, Périclès. De làvient que l’on donne à cette époque le nom de siècle de Périclès.
59. Périclès. —[Son autorité.— Périclès était fils de ceXanthippe qui remporta la victoire de Mycale. Il étaitdoué des plus remarquables talents, soit pourlaguerre,soit surtout pour le gouvernement. Quoique noble denaissance, il se tourna du côté du parti populaire etacheva de rendre le gouvernement d'Athènes tout à.faitdémocratique. 11 fut très habile à gagner la faveur publi-que, etjnmaishommen’exerçadans unerépublique uneinfluence plus grande, ni une autorité plus durable. Maisjamais il n’oubliait qu’il n’était qu’un simple citoyen ; ilvécut toujours d’une vie simple et frugale, et il étaitaffable envers chacun. Dans la vie publique, il se mon-trait d’une grandeur imposante et ne craignait pas degourmander le peuple athénien, si volage et si capri-cieux. Ce mélange de familiarité et de rudesse, de sim-plicité et de grandeur, lui conquit l’afTection et le res-pect, et quoiqu’il eût bien des ennemis, il n’eut pas,comme ses illustres prédécesseurs, Thémistocle, Aris-tide et Cimon, à subir une sentence d'ostracisme.