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Histoire Ancienne.
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I.E TRIBUNAT

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cris d’allégresse et refusent le service militaire. Lesdieux mêmes, disaient-ils, se chargeaient de punirl’orgueil des patriciens. Toutefois les consuls ayantpromis qu’il serait fait droit à leurs plaintes, ils con-sentirent à se laisser enrôler. En peu de jours la guerrefut glorieusement terminée. Néanmoins les sénateursrefusèrent de tenir les promesses faites par les consuls.

Retraite des plébéiens sur le mont Sacré (493). —Plusieurs fois les plébéiens se laissèrent séduire parde fallacieuses promesses. A la fin, irrités de la mau-vaise foi des patriciens, ils se soulevèrent et se retirè-vent sur le mont Sacré (à une lieue et demie de Rome)dans l’intention d’y fonder une nouvelle ville. Les pa-triciens, inquiets de cette retraite, leur envoyèrentMénénius Agrippa pour les engager à revenir. Celui-ci leur raconta la fable des membres qui se querellèrentavec l’estomac et refusèrent de lui procurer de la nour-riture sous prétexte que seul il en profitait : le corpsentier dépérit. Les plébéiens se laissèrent persuader,lorsqu’on leur eut promis solennellement la réductiondes dettes ainsi que la création de deux chefs, appeléstribuns de la plèbe, et chargés de défendre leurs inté-rêts. — Ainsi fut créé le tribunat, la plus remarquableet bientôt la plus importante des institutions politi-ques de Rome. (Les tribuns de la plèbe, en latin tribuniplebis, sont appelés ordinairement tribuns du peuple'.

86. Coriolan et Cincinnatus. — Coriolan. — Peuaprès, une famine éclata à Rome. Le sénat ayant faitvenir du blé de Sicile, un jeune patricien, Coriolan ,proposa de n’en livrer aux plébéiens que s’ils consen-taient à la suppression du tribunat. Les plébéiens in-dignés obligèrent l’orgueilleux jeune homme à partirpour l’exil. Celui-ci, altéré de vengeance, court chezles Volsques et revient avec eux assiéger sa ville natale.