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HISTOIRE ROMAINE
Vainement le sénat envoya ambassade sur ambassadepour traiter avec l’ennemi. Coriolan refusa de les re-cevoir. Mais quand sa mère et son épouse furent ve- jnues au devant de lui, il céda à leurs prières : « Tu assauvé Rome, dit-il à sa mère, mais tu as perdu ton ifds. » Puis il s’éloigna avec son armée. Les Volsques,dit-on, irrités de cette retraite, massacrèrent Coriolan.
La mort des 300 Fabius. — L'établissement des tribuns du peuplen’avait fait que rendre plus violentes les querelles entre les patri-ciens et les plébéiens. Ces dissensions intestines affaiblissaient la !puissance romaine, qui repoussa avec peine les attaques des peuplesvoisins. La noble famille des Fabius soutint seule un moment lalutte contre Véies. Mais attirés dans une embuscade, les 300 mem-bres de cette famille périrent: un seul, encore enfant, survécut. ;
Cincinnatus. — Une autre fois, toute une armée fûtassiégée par les Eques sur le mont Algide à quelquedistance de Rome. Le sénat aussitôt nomma dictateurCincinnatus. Celui-ci était à la charrue, cultivant sonmodeste domaine, lorsqu’on vint lui annoncer sa no- 'mination. Il quitta immédiatement sa charrue, réunit ;de nouvelles troupes et courut envelopper les Eques, ;qui furent vaincus et passèrent sous le joug (objet formé j
de trois pieux, dont deux étaient fixés en terre et le jtroisième transversal, sous lequel les vaincus devaient ipasser en courbant la tête). |
87. La loi agraire. — Usurpation des terres con- ;quises .— Les Romains enlevaient ordinairement aux jvaincus une partie de leur territoire, qui devenait ainsidomaine de l’Etal ou domaine public. Les patriciensse partageaient entre eux la plus grande partie de cesterres conquises et les cultivaient à leur profit. Lesplébéiens s’indignaient de voir les patriciens jouirseuls de cet avantage ; ils demandaient à grands crisune portion de ces terres acquises au prix de leur sar g.