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Histoire Moderne.
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(U'EHHES DE RELIGION' EN FRANCK

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victimes de la Saint-Barthélemy, car il en mourut dedouleur six mois après, en répétant : Périsse à jamaisle souvenir de ce jour exécrable !

Impression produite en Europe par ta nouvelle de la Sl-Barthêlemy.— La nouvelle de la St-Rarthélemy retentit en Kuro)ie comme uncoup de tonnerre. L'Espagne et l'Italie éclatèrent en hymnes d'allé-gresse. Philippe II, à ce qu'on prétend, rit pour la première fois de savie et ne put trouver d'éloges assez forts pour le jeune roi et sa mère.A Rome, le canon lira au château St-Ange, et des feux de joie furentallumés dans toutes les rues. Le pape ordonna une procession solen-nelle et une messe d'actions de grâces. l’ne médaille fut frappée,portant d'un côté le buste de Grégoire XIII et de l’autre l’ange exter-minateur immolant les hérétiques. - Dans les pays protestants, aucontraire, il y eut un frémissement d'indignation et d'horreur. Oncrut que ce n'était là que la première scène d’une vaste conspirationeuropéenne contre la Réforme. L'Angleterre, l'Allemagne, la Suisse,en voyant arriver cette multitude de fugitifs éperdus et demi-morts,maudissaient le nom de la France. Vainement les agents françaischerchèrent à accréditer auprès des cours protestantes la fable d'uncomplot de Coligny. L'audience donnée à ce sujet par Klisabeth futempreinte d'une sombre tristesse ; toute la cour était en longs habitsde deuil : l'ambassadeur français ne put que balbutier son odieuseapologie et se retira consterné, en s'écriant avec amertume qu'il avaithonte de porter le nom de français. A Genève, l'on institua un joursolennel de jeune et de prières. En Ecosse, le vieux Knox, emprun-tant le langage des prophètes, s'écria du haut de la chaire : « La sen-tence est portée contre ce meurtrier, le roi de France; la vengeancede Dieu ne se retirera pas de sa maison ; son nom sera en exécrationà la postérité ».

Les auteurs de la St-Barthélemy allaient la plupart périr de mortviolente et la race des Valois devait s'éteindre sous le poignard dufanatisme qu'elle avait excité. — Les appréciations sur le nombre desvictimes varient beaucoup. A Paris l'on en a compté de 2000 à 4000 ;dans les provinces de 30,000 à 100,000. Si l’on ajoute ceux qui sontmorts de misère, de faim, de douleur, le nombre des victimes de cesfatales journées s'élève bien au delà de ce dernier chiffre.

Héroïque résistance des protestants du Midi. — Leshuguenots consternés considéraient leur cause commeperdue. Plusieurs cédèrent aux menaces et retournè-rent à la foi romaine. Catherine croyait entin triompher