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Histoire Moderne.
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Mort du duc d’Anjou. Huitième guerre civile. — Ladynastie des Valois était près de s’éteindre. Henri IIIet son frère le duc d’Anjou n’avaient pas d’enfant. Cedernier étant mort, le roi de Navarre devenait le plusproche héritier du trône. Toute la France catholique fré-mit d’horreur à la pensée d’avoir un roi hérétique. LaLigue s’agita violemment ; elle s’allia avec Philippe II etdemanda à grands cris que l’on exterminât l’hérésie etqueleroideN’avarrefùtexcludela couronne. HenriIII,effrayé de ce soulèvement des esprits, révoqua ses éditsde pacification et une nouvelle guerre civile commença :c’était la huitième ; elle devait durer treize ans.

Révolution à Paris. Les Etats de Blois Assassinatdu duc de Guise. — Henri III, humilié de sa sujétionà la Ligue, n’agissait qu’à contre-cœur. Son favoriJoyeuse fut défait à Contras (au nord-est de Bordeaux)par Henri de Navarre ; c’était la première bataille ran-gée gagnée par les réformés. Le duc de Guise releval’honneur catholique en battant à son tour les troupesallemandes qui venaient au secours des huguenots.Aussi les ligueurs témoignèrent à la fois leurs trans-ports de cette victoire de leur chef et leur colère de ladéfaite du roi, qu’ils accusaient de trahison. L’agita-tion était si grande que Henri III défendit à Guise dese rendre à Paris. Leduc n’en accourut pas moins re-cevoir les ovations de la multitude. Alors le roi, crainted’un mouvement populaire, fit entrer les troupes suis-ses dans la capitale. Cette mesure ne servit qu’à faireéclater l’insurrection ; la ville se couvrit de barricadeset Henri III, saisi d’épouvante, prit la fuite.

Le roi essaya d’en appeler à la nation, en convoquantà Blois les Etats généraux. Mais ceux-ci se montrèrentdévoués à la L gue et animés de sentiments tout répu-blicains. Henri III, pousséàbout, fit assassiner le duc