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Histoire Moderne.
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I.A KHONhK

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armes : renouvelant l’une des plus fameuses journéesde la Ligue, il éleva partout des barricades et demandaà grands cris la liberté des conseillers. La reine Annetrépignait de colère et voulait résister. « Vous êtesbrave comme un soldat qui ne connaît pas le danger, »lui disait Mazarin. Les instances du ministre et lesconseils de l’infortunée épouse de Charles I er , qui luimettait sous les yeux les événements d’Angleterre,décidèrent la reine-régente à céder.

I.e parlement, en (lé des applaudissements populaires, désirait limi-ter le pouvoir royal. La noblesse crut l'occasion venue de ressaisirses anciens privilèges. Toutes les classes semblaient d'accord pourrésister à l'autorité royale. Cependant les intérêts de chacune d'ellesétaient bien dilïérents. Le parlement, organe de la bourgeoisie, nevoulait pas plus du retour de la féodalité que de l'absolutisme royal.De son côté la noblesse était pleine de dédain pour le parlement et laclasse bourgeoise. Ouant au peuple, qui demandait seulement la di-minution des impôts, personne ne se souciait de lui. Les seigneurss’emparèrent du mouvement commencé par la bourgeoisie ; et au lieud’ètre une tentative nationale pour obtenir des garauties constitution-nelles, la l'ronde ne fut que la dernière campagne de l’aristocratiecontre la royauté. — Il importe de distinguer dans la Fronde deuxphases différentes: l’une, la Fronde parlementaire, dirigée esst ntiel-Iement par le parlement et la bourgeoisie, présente quelques-uns descaractères propres aux révolutions constitutionnelles des temps mo-dernes; Faulre, la Fronde aristocratique, dirigée par les nobles, nefait que reproduire la physionomie des troubles du règne de Louis XIIIet quelques traits eltacés de la Ligue. Chacune des deux Frondes ap-pelle le peuple à son aide.

Fronde parlementaire. — Anne (l’Autriche, furieused’avoir cédé à toutes les exigences de ses adversai-res, n’attendait qu’une occasion pour les accabler. Letraité de Westphalie ayant été signé sur ces entrefai-tes, elle quitta furtivement Paris avec son fils et sonministre, et appela à son secours l’armée de Condé.Cette fuite fut le signal de la guerre civile. Tout Pariscourut aux armes. Le parlement se mit à la tète de larévolte. Mais il n’y avait rien de bien sérieux dans