I.A EHONDE
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la féodalité expirante. La lutte de l'aristocratie contre la royauté avaitde siècle en siècle diminué de gravité et de raison : avec la Fronde,elle était arrivée à son plus bas degré. Cette révolte mesquine avaittémoigné que l'aristocratie avait fini son règne et que la bourgeoisien'était pas apte à commencer le sien. L'affaissement politique étaitcomplet ; le besoin dominant était celui de la tranquillité et de l’ordre,et tout favorisait l’établissement de la monarchie absolue. Mais avantd’entrer dans cette phase nouvelle, la France devait encore terminerla guerre d’Espagne et se débarrasser ainsi des derniers restes delàguerre de trente ans.
T raitë des Pyrénées (1 059). — L’Espagne n’avait pointaccédé à la paix de W’estphalie, dans l’espoir de profiterdes troubles qui à ce moment même éclataient enFrance. Elle parvint en effet à faire rentrer la Catalognedans la soumission. Mais lorsque la Fronde eut expiré,les Français reprirent l’avantage. Condé, qui, traître àson pays, commandait les armées espagnoles, fut cons-tamment battu par Turenne. Ici, le général calme etméthodique, le tacticien moderne qui ne laissait rien auhasard et avait fait de la guerre un art savant, l’emportasur le brillant représentant de l’aristocratie féodale, surle chef impétueux qui trouvait dans le feu des bataillesles soudaines illuminations du génie.
La guerre toutefois traînait en longueur. Mazarindut déployer son habileté diplomatique pour isolerl’Espagne. Il s’allia avec Cromwell auquel il promitDunkerque et forma avec quelques princes allemandsla Ligue du llhin qui paralysait la puissance impé-riale. La cour de Madrid, abandonnée à elle-même,dut enfin signer la paix des Pyrénées, par laquelle ellecédait à la France le Roussillon, l’Artois et plusieursplaces des Pays-Bas. Louis XIV devait épouser l’in-fante Marie Thérèse, qui recevait une dot de 500000écus d’or, moyennant le paiement de laquelle elle re-nonçait à tous ses droits sur la couronne d’Espagne.Mazarin mourut peu après.
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