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mort. Les catholiques du royaume furent frappés defortes amendes et contraints de prêter un nouveauserment de fidélité, par lequel ils s’engageaient à nese laisser entraîner à aucune rébellion par les ordresou les excommunications du Saint-Siège.
Politique extéi ieure sans grandeur. — Dans les rela-tions extérieures, Jacques I nr abandonna la glorieusetradition du règne d’Elisabeth. Il ne se soucia ni del’équilibre européen ni de la cause protestante, et du-rant la guerre de trente ans il abandonna son gendrel’électeur palatinà la merci de la liguecatholique(p. 121).
Il n’eut d'autre ambition que de s’unir étroitement avec les gran-des puissances catholiques, l'Espagne et la France, et d’obtenir pourson fils la main d’une infante ou celle d’une princesse française. Sesprojets de mariage échouèrent à Madrid par la folle vanité de sonfavori Buckingham, qui, ayant entrepris un voyage clandestin danscette capitale avec le jeune prince Charles, blessa l’étiquette espa-gnole et la susceptibilité du premier ministre Olivarez. Jacques réus-sit mieux, il est vrai, à Paris, et son fils épousa la sœur de LouisXIII. Mais cette orgueilleuse union devait être fatale aux Stuarts.Déjà la brouille avec la cour de Madrid avait dégénéré en une rup-ture ouverte et le pusillanime Jacques I" se vit à la fin de son règneentraîné malgré lui dans une guerre avec l’Espagne.
Charles 1 er (1625-1049). — Son caractère. — Char-les I er , esprit hautain et caractère faible, était, commeson père, imbu de ces maximes despotiques toujourssi odieuses au peuple anglais. Son mariage avec uneprincesse française, zélée catholique, irrita vivementles susceptibilités nationales et alarma les croyancesreligieuses de ses sujets.
On s’indigna de voir le jeune roi se laisser gouverner tantôt parsa frivole épouse, tantôt par Buckingham, l’arrogant favori de Jac-ques I". Charles, qui avait hérité de son père une guerre avec l’Es-pagne, se trouva bientôt encore engagé dans une lutte avec laFrance pour soutenir le parti protestant (p. 13.S) En toute autre cir-constance cette double guerre eût peut-être été populaire. Mais lanation était pleine de défiance à l’égard de la couronne.