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Histoire Moderne.
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CHAULES IC

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Opposition parlementaire. — Vainement Charlesessaya de se concilier les esprits en convoquant leParlement. Les Communes ne consentirent à lui ac-corder la faculté de lever des impôts que s'il faisaitdroit aux nombreux griefs du pays. La cour s’indignaitd’une telle prétention. Trois fois le Parlement fut dis-sous. Mais le besoin d’argent obligeait chaque fois leroi à le convoquer de nouveau, et chaque fois aussi laChambre des communes revenait plus décidée à défen-dre ses droits et à combattre le despotisme.

Les revers essuyés par les Anglais dans la guerre contre laFrance accrurent l'irritalion nationale Buckingham, considéré commela cause de ces revers et l'instigateur du despotisme royal, fut misen accusation par les Communes. Charles indigné fit arrêter plu-sieurs membres du Parlement. Cette grave atteinte portée à leursprivilèges redoubla l'exaspération des chambres.

Pétition des droits — Le Parlement résolut de con-traindre le roi à reconnaître solennellement les libertésdu pays et à cet effet il présenta au roi la fameuse pé-tition des droits , qui demandait qu’aucun impôt ne pûtêtre levé sans l’autorisation des Communes et qu’au-cun Anglais ne pût être arrêté ni jugé que conformé-ment aux lois. Charles feignit d’adhérer à ces deman-des ; mais sur ces entrefaites, lluckingham ayant étéassassiné par un fanatique, le roi résolut de se passerde Parlement et de gouverner seul.

Gouvernement absolu. Strafford. — A l’imitationdes souverains de France et d’Espagne, Charles voulutfaire l’essai du gouvernement absolu. Il prit pour con-seiller le comte de Strafford, qui, après avoir été le plusfougueux adversaire de la couronne dans la Chambredes communes, avait déserté la cause populaire pourse dévouer à la défense de la royauté.

Plein d’ambition et d'orgueil, il était prêt à donner la main auxmesures les plus tyranniques. Toutefois il eût préféré que le roi se