I.E LONG PAHLEMENT
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à l,i royauté, plaçaient le roi au-dessus des chambres ; les autres,craignant surtout le despotisme, mettaient les chambres au-dessusdu roi. Les premiers étaient éminemment royalistes, les seconds mé-ritaient mieux le nom de parlementaires. Dans le cas d'un contlitentre le roi et les chambres, chaque opinion devait se prononcer enfaveur du pouvoir auquel elle assignait la prééminence. Les deuxopinions, d’abord confondues dans le désir commun de combattrel’absolutisme monarchique, ne tardèrent pas à se séparer. Les roya-listes se déclaraient satisfaits de la charte et ne réclamaient que lagarantie des anciennes libertés du pays. Les parlementaires, pleinsde délianee à l’égard de la royauté, croyaient que de nouvelles ga-ranties étaient devenues nécessaires et exigeaient des réformes. Lemouvement révolutionnaire devait bientôt ramener les premiers versla monarchie pure et finir par pousser les derniers jusqu'à la répu-blique.
Les partis religieux. — Les divergences politiques furent aggra-vées par des dissentiments religieux plus sérieux encore. La réformeanglicane, moins éloignée du catholicisme, avait conquis les massessans les émouvoir ; la réforme puritaine, plus sérieuse, avait pénétréet remué plus profondément les âmes. Dans la lutte entre les deuxcultes, les puritains, avec leur farouche enthousiasme, devaient l’em-porter sur les froids défenseurs de l'épiscopat. Du reste, chaqueparti, regardant son culte comme seul conforme à l'Kvangile, s’effor-çait de l'imposer à tout le pays et ne voulait pas entendre parler detolérance réciproqne. Cependant l'on vit plus tard surgir du sein despuritains une secte fameuse, celle des indépendants, qui réclamait unetolérance universelle et le droit pour chaque communauté chrétiennede s’organiser à son gré. Les indépendants ne tardèrent pas à sebrouiller avec les puritains. Plus ardenls encore et plus résolus, ilsdevaient finir par l’emporter sur ces derniers. — Kn général chaquesecte religieuse avait sa couleur politique particulière. Les épiscopauxfanatiques et les catholiques étaient absolutistes; les anglicans mo-dérés, formant la masse de la nation, étaient dévoués à la monarchielimitée par la charte ; les puritains, quoique royalistes sincères,étaient plus dévoués au parlementqu'à la couronne ; les indépendantsseuls furent républicains.
36 Le Long-Parlement et la guerre civile (1640-1640)'. — Réformes politiques. Mort de Strafford. —La nouvelle assemblée arrivait pleine tle défiance et deressentiments. Elle attaqua d’abord tous les abus. Lesimpôts iniques furent abolis, les tribunaux exception-