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Histoire Moderne.
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nels supprimés, les arrestations arbitraires condam-nées par le vote unanime des deux chambres. Puis,voulant assurer à la nation les moyens de défendreses droits à l’avenir, on décida que le Parlement seraitconvoqué désormais régulièrement tous les trois ans.Enfin, les Communes résolurent de frapper les odieuxsuppôts de la tyrannie, flétris déjà du nom de délin-quants. Strafj'ord, le grand délinquant, et plus tardl’archevêque Laud, furent accusés de haute trahisonet condamnés à mort.

Ces diverses mesures étaient conformes à l’esprit dela grande charte et n’avaient rien de contraire aux tra-ditions politiques de l’Angleterre. Mais alors, enhar-dis par leurs succès, les partisans des réformes firentun premier' pas hors des voies traditionnelles, en dé-crétant l’ indissolubilité du Parlement que, d'après laconstitution, le roi avait toujours le droit de dissoudre.

Massacre des protestants par les Irlandais. Attaquesdu Parlement contre la royauté. — Sur ces entrefai-tes, ia nouvelle d’un affreux complot vint accroîtrel’irritation nationale. Les Irlandais soulevés massa-craient les protestants. C’était une seconde St-Barthé-lemy. L’Angleterre entière poussa des cris de fureur etde vengeance. On accusa le roi d’être complice des re-belles. Vainement Charles protesta de son dévouementà la cause de l’église anglicane et demanda des troupespour punir les insurgés. Les Communes ne voulaient pasmettre entre ses mains une armée à l’aide de laquelle ilpourrait ensuite écraser toute opposition. Du reste, con-vaincues de sa duplicité, elles lui adressent une violenteremontrance sur sa conduite. Puis, afin de priver lacouronne de son plus ferme appui dans la chambrehaute, les Communes demandent que les évêques ensoient exclus. Enfin, voulant enlever au roi la force