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voiis voir, portée encore à diminuervos torts, je me serois trouvée heu-reuse de n’accuser de mes pleurs quel’excès de ma délicatesse. Elle vousétonne peut être, cette délicatesse;mais sçachez, Milord, que dans uncœur bien fait, l’amour une fois bles-sé , c’est pour toujours. Dans sépa-rément de la douleur, dans ces mo-mens affreux, oii l’ame avilie, abbat-tue, succombe , Lc ne meut presqueplus la machine; affaissée fous le poidsqui l’accable , on se tourne naturel-lement vers la cause de son mal ; ilsemble que la main qui vient d’en-foncer le trait, ait seule la puissancede l’arrácher. Situation horrible ,inexprimable , où détachée de tout,de l’univers , de soi-même , on netient plus qu’à l’inhumain qui vousréduit à cet état funeste ! le cœur nesent alors que ses pertes ; tout entier
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