LES COQUETTES DU PREMIER EMPIRE. 91nombre de recherches pour entretenir et même far-der sa i^ersonne. Quand tout cela était fini, elle sefaisait coiffer, enveloppée dans un long peignoirtrès élégant et garni de dentelles. Ses chemises, sesjupons étaient brodés et aussi garnis. Elle changeaitde chemise et de tout linge trois fois par jour et neportait que des bas neufs. Tandis qu’elle se coiffait,si les Dames du Palais se présentaient à sa porte, elleles faisait entrer. Quand elle était peignée, on luiapportait de grandes corbeilles qui contenaient plu-sieurs robes différentes, plusieurs chapeaux et plu-sieurs schalls ; c’étaient en été des robes de mous-seline ou de perkale très brodées et très ornées ;en hiver, des redingotes d’étoffe ou de velours. Ellechoisissait la parure du jour, et, le matin, elle secoiffait toujours avec un chapeau garni de fleurs etde plumes et des vêtements qui la couvraient beau-coup. Le nombre de ses schalls allait de trois à qua-tre cents ; elle en faisait des robes, des couverturespour son lit, des coussins pour son chien. Elle enavait constamment un toute la matinée qu’elle dra-pait sur ses épaules, avec une grâce que je n’ai vuequ’à elle. Bonaparte, qui trouvait que les schalls lacouvraient trop, les arrachait et quelquefois lesjetait au feu; alors elle en redemandait qn autre.Elle achetait tous ceux qu’on lui apportait, dequelque prix qu’ils fussent ; je lui en ai vu de huit,dix et douze mille francs. Au reste, c’était un des
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Buch
La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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91
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