9 S LA FRANÇAISE DU SIÈCLE,
redingote fourrée avec collet de cygne, un voile en-capuchonnant la capote, quelquefois une palatineajoutée au schall ou le schall doublant la redingote.Le Witz. choura n’apparaissait pas encore et le man-chon n’avait plus les dimensions d’un gros fût d’unmètre comme ceux du Directoire. La coupe desrobes habillées était plus étoffée qu’au trefois, bienque la taille fût très courte et fît saillir les seins plushaut que la nature ne semble l’indiquer. On em-ployait plusieurs aunes de mousseline à la confec-tion de la robe et du corsage ; le dos d’une femme entoilette était élargi par les épaulettes, cassé en rondpar le décolletage, mettant en valeur les grâces ducou et les beautés attirantes de la nuque ; peu de fardou de poudre aux joues, une pâleur mate et naturelleétait de bon goût ainsi que des cheveux en désordre ;les Titus revenaient avec plus de frisons sur la tempeet le front; les diadèmes et les bandeaux se portaientgénéralement. Aux jupes moulant le corps on ajou-tait un peu partout une profusion de fleurs.
Les guirlandes de roses de Bengale, l’héliotrope,le jasmin, l’œillet, le laurier rose et blanc, la rosebleue furent tour à tour très portés, surtout à la finde l’Empire, quand les modes troubadour, les cha-peaux à créneaux, les manches à la mameluck, lescheveux à l’enfant nous apportèrent un je ne saisquoi gothique et féodal qui concordait si bien avecla littérature romancière sombre, contournée, sen-