LES MODES SOUS LA RESTAURATION. 119ment de couleurs vives et tranchantes, avec palmeset larges bordures. Les écharpes rayées en tricot desoie, qu’on appelait d’abord écharpes circassiennesétaient alors connues sous le nom à'écharpes d’iris;on savait les porter avec grâce et langueur.
« Partout, le besoin des habillements riches semanifestait, écrit M. Augustin Challamel dans sonHistoire de la mode si incomplète 1 . Autour deLouis XVIII et du comte d’Artois se groupaientdes royalistes exaltés. Les appartements des Tuile-ries ne désemplissaient pas. Dans les hôtels du fau-bourg Saint-Germain on ne rêvait que soirées, con-certs ou bals. Un grand mouvement s’opéra dans lecommerce, ce fut l’excuse de chacun.
« Paris compta bientôt quatre tailleurs pourdames fort renommés, treize modistes possédantune nombreuse clientèle, sept remarquables fleu-ristes, trois couturières en corsets très recherchéeset huit bons cordonniers pour dames.
« Dans les bals officiels ou privés, ordinairementparaissaient les robes blanches avec des garnituresde fleurs au bas. Les danseuses mettaient des fleursdans leurs cheveux, plus souvent des roses. On vitles robes à l’Ecossaise, les robes à l’ indolente, lesrobes garnies de chinchilla.... Les accessoires va-riaient beaucoup. Ici, les manches étaient bouf-
1 . Histoire de la mode en France, depuis l’époque gallo-romainejusqu’à nos jours. In-8”, Hennuyer, 1881 . ;