i2o LA FRANÇAISE DU SIÈCLE,
fantes et rehaussées de plusieurs rangs de « ruches »,là elles formaient l’entonnoir, c’est-à,-dire qu’ellesavaient une certaine ampleur aux épaules et qu’elless’en allaient s’aplatissant peu à peu jusqu’au poi-gnet, où elles étaient fermées hermétiquement parun ruban, de manière à être terminée par un gant depeau de diverses couleurs.
« Les dames se décolletaient, se mettaient un col-lier de perles ou de grenat ; celles qui adoptaient lesmanches courtes ne manquaient pas d’adopter aussiles gants longs, ce qui composait un gracieux cos-tumes. Elles avaient des toques brodées, garnies enperles, ornées d’une guirlande de marabout ; lesgants longs coûtaient très cher, mais aucune co-quette n’eût hésité à en changer chaque jour, car ilsdevaient avoir la plus grande fraîcheur. Beaucoupétaient de couleur chamois.
« Bijoux précieux, diamants, saphirs et rubis,fleurs en gerbes et en semis, ceintures larges etd’éclalante couleur, éventails de prix, réticulesbrodés ou passementés, voilà ce qui complétait latoilette, voilà ce qui lui donnait du caractère ou dela valeur, Les femmes nouaient en cravate des sau-toirs, et les jeunes filles portaient des tabliers robestout blancs. »
La chevelure était disposée en petites bouclespresque collées sur le front et aux tempes et for-mant, vers la nuque, des coques fort peu apparentes.