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La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.

devenus à la mode et avec lesquels ne pouvaient ri-valiser ni l’aristocratie, ni la politique, ni la finance,ni l’administration. C’était une fureur, une fièvre,un délire; il n’était démarches que les élégants nefissent pour être invités à ces raouts. Les dames dumonde, outrées de ces tendances vers le théâtred’une partie de leur société, ne parlaient rien moinsque de créer une association entre les maîtresses demaison, pour mettre en interdit les cavaliers quiauraient assisté à un bal d’actrices ; cette associationcompta même un très grand nombre de signaturesdes plus marquantes du faubourg Saint-Germain, dufaubourg Saint-Honoré et de la Chaussée-d’Antin ;mais aucune mesure vexatoire ne fut prise à l’égarddes délinquants.

M Uo Alice Ozy avait inauguré l’ère de ces soiréesd’actrices; à sa suite étaient venues M m0 Octave, duVaudeville, puis M uo Fuoco, danseuse à l’Opéra. Lamode gagna de proche en proche tous les théâtres;M mcs Doche, Renaud, M ucs Cerrito et Plunkettétaient au nombre des plus enragées danseuses. Lacélèbre Atala Bilboquet, veuve du saltimbanque,donna le soir de la mi-carême un grand raout oùl’on n’était admis qu’en culotte courte et en souliersà boucles. Cette simple fantaisie faillit presque faireabandonner les pantalons; nos dandys, nos finan-ciers, nos diplomates, nos artistes et nos gens delettres étaient ravis d’endosser cette culotte depuis