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La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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LA VIE MONDAINE EN 1850. 219

si longtemps proscrite et qui revenait en honneur.Jamais les théâtres navaient été plus suivis et plusà la mode dans le monde; dans celle année 1850,on donna la Charlotte Corday, de Ponsard, la Queuedu chien dAlcibiade, de Gozlan; le Chandelier,dAlfred de Musset; les Amoureux sans le savoir,de Jules Barbier et Michel Carré; les Contes de lareine de Navarre, de Scribe et Legouvé ; Horace etLydie, de Ponsart ; le Carrosse du Saint-Sacrement,de Mérimée et nombre dautres pièces de Yiennet,de Monrose, de Plouvier, etc. La Comédie-Fran-çaise, qui avait à sa tête Arsène Houssaye, brillaitdun éclat surprenant depuis longtemps oublié.

La vogue revenait peu à peu au Théâtre-Italien, toutes les élégantes se donnaient rendez-vouspour applaudir M mc Sontag, Colini, Gardoni et au-tres chanteurs non moins célèbres; lOpéra était flo-rissant et tous les autres théâtres de la capitaleétaient encombrés de spectateurs avides de drameset de vaudevilles. Il nétait pas dans le monde deconversation plus courante que celle qui prenaitpour texte la comédie et les acteurs. Parler dunepièce nouvelle, de la cantatrice ou de la danseuse encrédit semblait dune éloquence facile, et on nemanquait pas dans les salons daborder ce sujetaprès les questions sur la pluie et le beau temps ; onparlait de la Fiorentini dans la Norma; de Duprezdans Guillaume Tell; de Samson et de Gefîroy dans