LA VIE MONDAINE EN 1850. 223
marron, avec fleurs en guirlandes. Ces redingotespouvaient se porter sans garnitures, de mêmequ’elles s’ornaient à volonté de passementeries oude dentelles de laine.
Comme coiffures, les modistes fabriquaient beau-coup de capotes de taffetas couvertes de crêpe lisse ;d’autres en taffetas ornés de blonde de soie ; quel-ques-unes, et non des moins jolies, étaient recou-vertes de taffetas à grosses coulisses placées enrivière sur la passe, le bord orné d’un triple rang depetites blondes de soie. Sur ces chapeaux, on posaitdes fleurs en velours : pensées, oreilles d’ours etprimevères. — Pour les bonnets, jamais peut-êtreon n’en conçut de plus coquets, de plus légers, deplus vaporeux; c’étaient des blondes de soie tour-nées en spirales avec grappes de fleurs sur les côtés,des ronds de blonde posés sur des demi-guirlandesde volubilis roses dont les menues branches tom-baient en arriére dans la chevelure, des malinesenroulées avec des petits canons de rubans, desmignonnes coiffures de point d’Angleterre ou deChantilly arrangées avec un goût incomparable etqui donnait aux physionomies des femmes — grâceà la simplicité de la chevelure et du costume — unpetit air décent, piquant, bizarre, un je ne sais quoiqui tenait à la fois de la soubrette et de la grandedame. On fit revenir en vogue les chapeaux de paillede Florence ornés de plumes d’autruche, de mara-